Un Barça « sans ego » terrasse un Real « en décomposition » : la presse espagnole s’enflamme

Un Barça « sans ego » terrasse un Real « en décomposition » : la presse espagnole s’enflamme - Samuel Guadi

Au lendemain du Clasico historique remporté 2-0 au Camp Nou, le FC Barcelone savoure son vingt-neuvième titre de champion d’Espagne. Le contraste abyssal entre la solidarité catalane et le naufrage madrilène fait la Une de tous les quotidiens ibériques ce lundi.

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AFP

« Bravo au champion ! » : Mundo Deportivo salue en une le triomphe des hommes d’Hansi Flick. Dans une atmosphère chargée d’émotion suite au décès du père de l’entraîneur allemand plus tôt dans la matinée, le Barça a fait preuve d’une maîtrise totale : « Un superbe but sur coup franc de Marcus Rashford et le coup de grâce de Ferran Torres, après une magnifique talonnade de Dani Olmo, ont scellé le score. »

Pour La Vanguardia, ce succès est avant tout celui d’une philosophie retrouvée : « Ce qui caractérise cette équipe, c’est son sens du collectif, sa solidarité, son engagement et, bien sûr, son attachement à Barcelone, avec cette formation issue de la Masia qui constitue sa marque de fabrique. Le FC Barcelone tient un projet de présent et de futur tandis que le Real Madrid est un désordre. »

Le quotidien ajoute que les paris de Flick ont tous payé : « Rashford, à la place de Bardghji, a inscrit un golazo. Ferran Torres, au détriment de Lewandowski, a également mis un magnifique but. Eric Garcia, préféré à Koundé, a bien contenu Vinicius Junior. » Le journal de Barcelone n’hésite pas à décrire le champion comme une « équipe sans egos », opposant cette harmonie aux « luttes intestines qui secouent le Real Madrid avec un Arbeloa dépassé et un Florentino Perez absent ».

À Madrid, le ton est au deuil sportif. Marca ne mâche pas ses mots en évoquant un « titre sans rival » pour les Blaugranas et dresse un constat cinglant : « Le Barça a construit une équipe, le Real Madrid l’a détruite ». Le journal madrilène voit dans la défaite de dimanche le symbole d’une institution « en décomposition » : « Ce résultat a définitivement mis en lumière les divisions internes. La bagarre entre Tchouaméni et Valverde symbolise la désintégration d’un groupe qui, il y a à peine deux ans, semblait invincible. La meilleure équipe d’Europe est devenue un projet miné par les doutes. »

Enfin, Diario AS abonde dans ce sens et réclame des « changements urgents » au sein d’une formation « sans âme, ni esprit » qui boucle sa pire saison depuis vingt ans. Le journal appelle de ses vœux une reconstruction profonde avec l’arrivée d’un nouveau coach et de « quatre à cinq recrues clés en défense ».

Le titre déjà acquis, le Barça a encore des records à aller chercher. Avec trois matches restants, les Catalans pourraient atteindre la barre des 100 points, un exploit inédit depuis 2013 et le Barça de… Tito Vilanova.