« Un viol de mon âme » : Raymond Domenech furieux contre le documentaire de Netflix

« Un viol de mon âme » : Raymond Domenech furieux contre le documentaire de Netflix - Samuel Guadi

Raymond Domenech, sélectionneur des Bleus lors de ce naufrage historique, a violemment réagi ce jeudi à la sortie du documentaire Netflix « Le bus, les Bleus en grève ». Un projet qu’il accuse de trahison et de manipulation.

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AFP

Ce qui devait être, selon ses mots, une forme de « thérapie » pour refermer l’une des plaies les plus béantes de sa vie s’est transformé en un affrontement médiatique brutal. Pour ce documentaire, l’ex-sélectionneur avait pourtant ouvert les portes de son intimité en livrant l’intégralité de son journal de bord de l’époque : « 16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde (…) J’ai depuis longtemps abandonné l’aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse. »

L’actuel chroniqueur de L’Équipe TV assure qu’il avait accepté de participer à l’aventure à la condition expresse de disposer d’un droit de regard sur le montage final. Une promesse qui, d’après lui, a été balayée par Netflx : « Je n’aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j’ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnaliste qui n’a d’autre vocation que celle de « remuer la merde » pour faire de l’audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis. »

L’ancien sélectionneur est catégorique, ses commentaires n’auraient jamais dûs être publiés tels quels dans le documentaire : « Pour toutes celles et ceux qui ont tenu à un moment donné de leur vie un journal intime, ils sauront combien les pensées écrites sont parfois dures à l’égard des autres (et de soi), qu’elles ne sont pas destinées à être livrées telles qu’elles et surtout, qu’elles permettent, à ce moment-là, de maintenir en vie une femme ou un homme, accablé(e) de toutes parts, croulant sous le poids d’une pression déraisonnable et extraordinairement violente. »

Pour lui, Netflix n’a pas seulement raconté une grève, ils l’ont également profondément blessé : « Je suis meurtri et trahi : cela résonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d’un moment de ma vie. »