Edward Still a vécu une semaine pour le moins paradoxale. Alors qu’il assurait l’intérim chez les Mauves après le licenciement de Besnik Hasi, le technicien de 35 ans a nié tout contact avec les Hornets jusqu’à la veille de sa signature officielle à Londres. Un double jeu qui, cumulé à ses choix tactiques récents, a provoqué l’ire de Jacky Mathijssen.
Pour ce dernier, Still a commis l’erreur classique de l’adjoint trop pressé de se démarquer de son mentor une fois propulsé sur le devant de la scène : « Je ne m’énerve pas facilement contre des collègues entraîneurs, mais pour lui je fais une exception. J’ai du mal avec des entraîneurs qui, partis de leur rôle d’adjoint, sont promus T1 et veulent soudainement tout changer. »
Au-delà du timing du départ, c’est la philosophie de l’adjoint qui est remise en question. Mathijssen estime que si Still nourrissait des visions radicalement opposées à celles de Besnik Hasi, il aurait dû quitter le navire bien plus tôt plutôt que de tenter d’imposer sa « griffe » dans l’urgence des derniers jours : « La plus grande qualité d’un adjoint, c’est la loyauté. Si tu n’as pas ça, tu n’es pas un bon T2. Un adjoint dont la vision s’oppose à celle de l’entraîneur principal n’est pas un atout. Si tu penses mieux savoir, va le prouver ailleurs. »
Dans ce marasme anderlechtois, un homme trouve grâce aux yeux de Mathijssen : Lucas Biglia. L’Argentin, qui avait rejoint le staff l’été dernier, a choisi de démissionner par loyauté envers Hasi dès l’annonce de son éviction. Une posture « classe » que l’analyste salue, au point d’imaginer l’inimaginable : un retour temporaire de l’icône pour stabiliser le club : « Là, j’ai plus de respect pour son attitude. Il a lié son sort à celui de Hasi. Peut-être est-ce le moment de revenir sur cette décision et d’aider le club temporairement jusqu’à ce qu’ils trouvent un entraîneur principal à part entière. »













