Face aux turbulences qui ont emporté le directeur sportif Olivier Renard et l’entraîneur intérimaire Edward Still, Marc Coucke a d’abord tenu à réaffirmer son soutien à l’organigramme actuel. Pour lui, le socle composé de Michael Verschueren et Kenneth Bornauw reste la solution, malgré l’obligation de se séparer de profils qui ne « correspondaient pas à la structure ».
Le patron des Mauves a d’ailleurs confirmé une stratégie atypique pour la suite des événements : l’entraîneur sera nommé avant le directeur sportif. Un choix assumé par la direction pour parer à l’urgence tout en prenant le temps nécessaire pour stabiliser le projet sur le long terme : « Un entraîneur reste en moyenne en poste un à deux ans seulement, tandis qu’un directeur sportif, en principe, reste beaucoup plus longtemps. Il faut donc que ce choix soit parfait. »
S’il ne s’implique plus directement dans le recrutement, Marc Coucke refuse catégoriquement que le club revoie ses ambitions à la baisse. Pour lui, l’équilibre de l’équipe n’a jamais été trouvé, pointant du doigt la gestion des dernières années sous l’influence de Wouter Vandenhaute : « Ces dernières années, nous n’avons clairement pas trouvé la bonne formule au sein de notre équipe. Et les personnes chargées de cette formule n’ont pas non plus fait du bon travail. Si la tendance s’inverse depuis cinq ans, ce n’est plus un hasard. »
Le propriétaire attend désormais un sursaut d’orgueil, dès le prochain choc face à l’Antwerp. Malgré le statut de favori du « Great Old », Coucke estime que son effectif a les moyens de surprendre si l’exigence est maintenue au niveau que requiert le nom d’Anderlecht.
Enfin, Marc Coucke est revenu sur l’un des tournants majeurs de son mandat : le départ de Vincent Kompany. Pour l’homme d’affaires, la trajectoire du club aurait été radicalement différente si l’actuel coach du Bayern Munich avait fait preuve de plus de persévérance au Lotto Park : « Avec Kompany, nous étions en train de construire quelque chose, mais il a manqué de patience. S’il était resté, le monde aurait été complètement différent. Il avait une motivation incroyable et savait allier un esprit de conquête à court terme à une vision à long terme. »













