Depuis l’annonce de son départ dans la foulée du limogeage de Besnik Hasi, certains bruits de couloir évoquaient des raisons personnelles ou des impératifs familiaux en Italie. Une version que l’ex-capitaine des Mauves a fermement démentie, visiblement agacé par ces spéculations. « J’ai lu que je suis parti à cause de ma famille en Italie. C’est complètement faux. Je suis parti pour une seule raison : ma loyauté envers Besnik Hasi. Il n’y avait absolument aucun problème familial. »
L’Argentin insiste : sa décision a été communiquée de manière limpide à la direction du club dès le départ. Pour lui, il ne s’agit pas d’un choix de carrière, mais d’une question d’honneur vis-à-vis de l’homme qui lui a ouvert les portes du staff technique. Pour Lucas Biglia, le lien qui l’unit à l’entraîneur albanais dépasse le simple cadre professionnel. C’est Hasi qui a orchestré son retour au Parc Astrid et qui a cru en ses capacités de formateur alors qu’il débutait dans son nouveau costume d’adjoint : « C’est la personne qui m’a ramené à Anderlecht et qui m’a donné l’opportunité d’acquérir de l’expérience en tant qu’entraîneur. Il a été licencié, donc je suis parti avec lui. C’est la seule vérité. »
Malgré la fermeté de sa décision, celui qui compte 58 sélections avec l’Albiceleste ne cache pas son émotion. En seulement six mois, son aura et son expérience du très haut niveau avaient fait de lui une figure respectée et écoutée par les joueurs anderlechtois. Le quitter aujourd’hui, en pleine crise de résultats, est un crève-cœur : « Ça me fait mal de ne plus pouvoir aider les joueurs. Je n’ai jamais voulu les abandonner, surtout pas à ce moment-là. Mais je dois montrer un respect total à l’homme qui m’a offert cette opportunité. »













