Pour Debast, cette période d’inactivité forcée a été un mal pour un bien, une étape formatrice dans sa jeune carrière : « On apprend beaucoup de choses sur soi-même. Je pense que c’est important à vivre une fois. » Rassuré par ses récentes entrées en jeu en club, il assure ne plus ressentir la moindre gêne : « Je me sentais bien, aucune douleur. Je me dirige vers ma meilleure forme, j’espère pouvoir jouer quelques minutes ici. »
Ancien de la maison mauve, Debast a vu débarquer avec plaisir Nathan De Cat, pur produit d’Anderlecht comme lui. « C’est un super gars, très calme et mature pour son âge. Avoir des gars de Neerpede, c’est une fierté », s’est-il réjoui, non sans une pointe d’humour au moment de comparer leur qualité de relance : « Qui a le meilleur jeu long ? Je pense que je me choisirais moi-même (rires). On verra bien à l’entraînement. »
Déjà courtisé par les plus grands d’Europe à peine majeur, De Cat suit une trajectoire que Debast connaît par cœur. Le défenseur invite son cadet à la patience : « Qu’il s’écoute, qu’il reste calme. Il sentira quand viendra le moment pour franchir un step. Là, il doit se concentrer sur Anderlecht et sur les Diables, c’est déjà bien assez. »
Avant sa blessure, Debast était l’indéboulonnable de l’arrière-garde de Rudi Garcia, n’ayant pas manqué une seule minute de jeu. Une statistique flatteuse qu’il accueille avec humilité : « C’est chouette à entendre. Le reste, c’est un choix du coach. » Reste désormais à savoir si le sélectionneur prendra le risque de relancer son protégé d’entrée lors de la tournée américaine.













