Alors que beaucoup s’interrogeaient sur sa capacité à franchir le cap si tôt, Rudi Garcia a tranché : le talent n’attend pas. « Je suis très heureux et j’aimerais remercier le sélectionneur », a réagi De Cat après l’annonce. Lucide, il admet ne pas avoir vu venir ce coup de téléphone : « Non, je ne sentais pas venir cette sélection. Anderlecht ne joue pas l’Europe. Je suis déjà content de faire partie du groupe. »
L’annonce de sa sélection a donné lieu à des scènes de joie et de chambrage bon enfant dans le vestiaire bruxellois. Ses coéquipiers, dont Colin Coosemans, n’ont pas manqué de lui rappeler son jeune âge en lui demandant avec humour s’il était « autorisé à voyager en Amérique sans ses parents ». Même son entraîneur, Jérémy Taravel, a souligné ce moment historique pour le club, alors que des légendes comme Eden Hazard, présent à Neerpede, l’ont salué d’un « Grand Monsieur » lourd de sens.
Malgré l’enjeu du prochain mercato et l’intérêt de grands clubs européens comme le Bayern Munich, Nathan De Cat garde les pieds sur terre. Son objectif pour ce premier rassemblement est simple : apprendre aux côtés de cadres comme Kevin De Bruyne ou Romelu Lukaku, de retour de blessure : « On verra ce qui vient ensuite mais avant tout je vais vouloir m’intégrer. »













