Jérémy Doku nouveau leader des Diables : « Je vais prendre mes responsabilités »

Jérémy Doku nouveau leader des Diables : « Je vais prendre mes responsabilités » - Samuel Guadi

Avant d’affronter les États-Unis et le Mexique en amical, Jérémy Doku s’est confié sur son nouveau statut, son désir d’écrire une histoire différente de la « Génération Dorée » et l’influence de la foi sur son jeu.

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AFP

Au micro de Sudinfo, Jérémy Doku tourne définitivement la page du rôle de « super-sub » entraperçu au Qatar en 2022. Pour le prochain Mondial, Doku s’attend à être l’un des piliers du Onze de départ : « Au Qatar, j’avais joué 15 minutes contre la Croatie. Là, c’est différent, je vais avoir un autre statut, un autre rôle, et je suis conscient de ça. »

Ce rassemblement printanier doit d’ailleurs servir de laboratoire tactique et humain : « Ce sont des matches où tu peux vraiment commencer à travailler avec l’équipe que tu veux mettre en place pour la Coupe du monde. On a besoin de se connaître, de former une équipe. Les nations qui gagnent des trophées ont souvent une très bonne cohésion. » S’il se sent prêt à endosser le costume de leader, Doku ne compte pas transformer sa personnalité pour autant : « Je ne vais jamais être un mec qui fait beaucoup de discours. Eden (Hazard), il était un peu pareil : c’était sur le terrain qu’il se montrait, surtout quand c’était difficile. C’est ce que je veux faire. »

Pour porter cette équipe, il compte sur le retour des cadres comme De Bruyne et Lukaku, mais demande surtout de la patience et de l’indulgence aux supporters belges : « L’ancienne génération a fait de bonnes choses, mais il faut nous donner du temps. On a la qualité pour faire de grandes choses. On a juste besoin que les supporters arrêtent de nous comparer. On veut écrire notre propre histoire. »

Derrière l’accélération foudroyante et les dribbles déroutants se cache un homme de foi, pour qui le football n’est pas l’unique priorité : « Je suis très simple, très sérieux dans la foi et la religion. Ça me guide. Jésus me guide. C’est plus important que le foot, que quoi que ce soit. »

Cette force intérieure est complétée par l’exigence de son père, son premier conseiller, qui l’a aidé à garder les pieds sur terre malgré le succès. « Il m’a toujours aidé, parfois en me disant que je n’étais pas bon. C’est pour ça que je suis toujours vraiment sévère avec moi-même. Quand les gens parlent de mes statistiques, moi je me dis qu’il y a toujours des trucs à travailler. »

Le souvenir de l’élimination précoce en 2022 reste une cicatrice que Doku veut refermer. Si l’objectif final est de gagner le trophée, le Diable Rouge préfère la prudence du « match par match » pour éviter une pression paralysante : « On sait qu’on a les qualités à chaque poste. On veut faire beaucoup mieux qu’au Qatar, c’est sûr. »