La Belgique affronte l’Espagne en quart de finale de la Coupe du monde ce vendredi. La Roja, c’est une équipe qui ne réussit pas aux Diables rouges, qui ne se sont imposés qu’une seule fois, aux tirs au but, lors de la Coupe du monde 1986.
Et s’il sait que ce sera compliqué, Thibaut Courtois était tout de même confiant en conférence de presse. Pour le portier des Diables rouges, tout est possible en football, même si l’Espagne part favorite : « L’Espagne laisse des espaces que nous pouvons exploiter, tout comme les États-Unis. Nous avons des joueurs rapides et puissants. Il nous faut être efficaces devant le but. L’Espagne est confiante car elle n’a pas encore subi de véritable pression. Unai Simon n’a pas encore eu à effectuer d’arrêts décisifs ».
Pour Courtois, le style de jeu des Espagnols pourrait d’ailleurs bien mieux convenir aux Diables rouges que leurs adversaires en phase de poule : « Dans les matchs où nous n’avions pas forcément à dicter le jeu, nous aurions peut-être été meilleurs. Contre l’Égypte et l’Iran, nous avons passé énormément de temps en possession du ballon. L’Espagne va nous mettre sous pression dans notre camp. Une Coupe du Monde est composée de matchs à part. Ce n’est pas comme un match de Ligue des Champions avec un match aller-retour ».
Contre les États-Unis, Rudi Garcia avait surpris, en laissant notamment Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc au coup d’envoi. Pour Thibaut Courtois, c’est la preuve que le noyau des Diables rouges est compétitif : « Ce qui est bien avec notre effectif, c’est que nous avons toujours des options, peu importe qui est sur le terrain. Nous avons toujours des remplaçants capables de faire la différence. C’est aussi un atout en Coupe du Monde. Parfois, il y a onze joueurs sur le terrain, mais cinq d’entre eux entrent en jeu et font basculer le match ».
Et en parlant de joueurs capables de faire basculer le match, Thibaut Courtois sait qu’il pourrait bien avoir des arrêts décisifs à réaliser : « J’espère être au meilleur de ma forme et réaliser des arrêts comme contre le Brésil. Ce serait formidable de rentrer à la maison avec le sentiment d’avoir battu l’Espagne ».
Le gaucher de 34 ans est ensuite revenu sur son annonce d’avant Coupe du monde et a confirmé qu’il n’était pas certain d’être présent en 2030. « J’ai dit qu’il y avait plus de chances que j’arrête que de continuer, tout simplement à cause de ma condition physique. Mais je dois dire que la cohésion avec l’équipe est excellente et que je prends beaucoup de plaisir. Les moments que l’on vit lors d’une Coupe du Monde comme celle-ci sont uniques. Physiquement, je ne pense pas pouvoir maintenir ce même rythme pendant encore quatre ans. C’est quelque chose dont je discuterai avec le sélectionneur ou avec Vincent Mannaert après la Coupe du Monde, et nous verrons alors si une solution se présente. Mais je suis toujours fier et heureux de jouer pour les Diables Rouges. Si nous perdons, je ne dirai certainement pas que c’était mon dernier match », a-t-il expliqué.













