Né d’une mère sénégalaise et d’un père camerounais, Amadou Onana a passé toute sa petite enfance à Dakar avant de s’installer à Bruxelles à l’âge de onze ans. S’il défend les couleurs de la Belgique depuis les catégories de jeunes et a intégré les Diables Rouges en 2022, il n’a jamais renié ses origines, confiant régulièrement se sentir « autant Belge que Sénégalais ».
Cette confrontation, Onana l’avait déjà abordée avec beaucoup de sincérité en mars dernier. Filmé durant 48 heures par le créateur de contenu Just Riadh, il s’était confié sur ses racines : « Je suis né et j’ai grandi là-bas. J’ai un lien très fort avec le Sénégal. À part ma mère et mes frères et sœurs, toute ma famille habite là-bas : mes grands-parents, mes oncles, mes tantes, mes cousins… J’y retourne une fois par an. C’est important pour moi, c’est mon ‘reset’ d’une certaine façon. Aller là-bas, ça me ressource. On prend une claque par rapport à la vie qu’on mène ici. J’ai besoin de ça pour me remettre les pieds sur terre. »
En décembre dernier, au moment de découvrir la composition des groupes et des tableaux potentiels, le milieu de terrain n’espérait qu’une chose, ne pas croiser la route des Lions de la Téranga : « Pendant le tirage au sort, j’étais au club et je me disais : « s’il te plaît, s’il te plaît, ne me fais pas jouer contre eux ». Mets-moi même la France, peu importe. Mais ne me mets pas le Sénégal. »
Relancé par l’influenceur sur l’état d’esprit qui l’animerait au moment de pénétrer sur la pelouse face à sa terre de naissance, Amadou Onana avait admis que le choc des cultures serait total : « Je pense, ça doit être une sensation assez spéciale. »













