Castagne ou De Cuyper contre l’Égypte ? « Je suis certain que le coach compte aussi sur moi »

Castagne ou De Cuyper contre l’Égypte ? « Je suis certain que le coach compte aussi sur moi » - Samuel Guadi

Titulaire indiscutable durant la phase de qualification, le latéral gauche du Club Bruges voit sa place de titulaire menacée par un profil plus défensif pour l’entrée en lice des Diables Rouges face aux Pharaons. Depuis Seattle, le joueur reste serein.

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C’est le grand dilemme tactique qui agite le camp de base de la Belgique à Seattle à quelques heures de son premier match de Coupe du monde contre l’Égypte. Homme de confiance de Rudi Garcia, Maxim De Cuyper est le défenseur le plus utilisé par le sélectionneur national derrière Zeno Debast, ayant débuté sept des huit rencontres de qualification. Pourtant, une tendance forte se dégage : le sélectionneur pourrait lui préférer Timothy Castagne, un droitier, pour occuper le couloir gauche face aux partenaires de Mohamed Salah. Le technicien français a d’ailleurs semé le doute après le dernier match de préparation contre la Tunisie, pointant du doigt les lacunes défensives de ses latéraux habituels : « La Belgique compte beaucoup d’arrière-gauches, maar ce sont surtout des contre-attaquants qui aiment attaquer, mais qui ne savent pas tous aussi bien défendre. Nous avons déjà tellement de richesse offensive que je ne vais pas installer deux véritables ailiers aux postes de latéraux. »

Face à cette possible relégation sur le banc, Maxim De Cuyper refuse de paniquer. S’il concède que Castagne possède une plus grande expérience des grands tournois et peut offrir une meilleure stabilité derrière un profil ultra-offensif comme Jérémy Doku, le joueur de 25 ans estime avoir progressé et garde la confiance de son coach : « Le sélectionneur a simplement essayé plusieurs schémas durant la préparation. Face à l’Égypte, je comprendrais qu’il cherche de la stabilité dans une défense à quatre. Mais mon travail défensif s’est beaucoup amélioré. Je suis plutôt certain que le coach compte aussi sur moi. C’est important d’avoir différents profils dans l’équipe. Si tout se passe bien contre l’Égypte, on ne change pas une équipe qui gagne. Si ça tourne moins bien, le coach changera peut-être plus vite. »

Pour le Brugeois, ce Mondial en Amérique du Nord a quoi qu’il en soit une tout autre saveur que l’Euro 2024 en Allemagne : « À l’Euro, j’étais uniquement là pour emmagasiner de l’expérience. Je n’ai jamais eu l’impression que j’allais monter au jeu. Aujourd’hui, mon ressenti est complètement différent parce que j’ai vécu toute la campagne de qualification. Cette fois, je veux être important pour l’équipe. »