Du haut de son immense expérience, Axel Witsel aborde cette nouvelle campagne internationale avec beaucoup de fierté. Il mesure pleinement le privilège de sa trajectoire : « Je suis très fier de pouvoir être assis ici devant vous pour ma quatrième phase finale de Coupe du monde. Messi, Modric et Ronaldo en sont à six, moi à quatre. Mais ce n’est pas donné à tout le monde. C’est quelque chose dont on peut être très fier. »
Fraîchement relégué avec Gérone en Espagne, Witsel se retrouve libre sur le marché mais exclut catégoriquement un retour aux sources au Standard de Liège, prenant l’exemple d’autres grands noms du football belge : « Je ne reste pas à Gérone, car je suis un joueur libre et nous sommes descendus. C’est donc avec un sentiment mitigé que je pars. Mais je veux absolument encore jouer au football. Et tant que je ne serai pas à la retraite, je resterai disponible pour les Diables rouges. Ce serait sympa de rester en La Liga, mais je suis ouvert à différentes offres. En revanche, un retour en Belgique est exclu. J’aime le Standard, mais je veux être clair : je ne reviendrai pas. Un retour n’est jamais simple, surtout quand on a été couronné de succès par le passé. Ce ne sera pas facile non plus pour Lukaku de revenir à Anderlecht. Pour Alderweireld, ça s’est bien passé, mais il n’avait encore jamais joué pour l’Antwerp. »
Le milieu défensif se montre très serein concernant le climat estival et met en avant la qualité de la préparation collective : « La chaleur ne me dérange pas. Nous allons quotidiennement au sauna pour nous y habituer un peu. Mais j’ai joué sur plusieurs continents et j’ai peu de problèmes avec la chaleur. Cela peut jouer un rôle car tout le monde n’y est pas habitué, mais nous faisons tout pour nous adapter à la chaleur, même si les conditions sont très gérables ici. »
Prêt à embrasser n’importe quel statut sous les ordres du sélectionneur pour le bien du vestiaire, Witsel se réjouit de l’excellente cohésion qui règne au sein du groupe belge, qu’il juge bien supérieure à celle de 2022 : « Si l’entraîneur a besoin de moi comme titulaire, je serai prêt. Mais je m’adapterai aussi dans un rôle de remplaçant. Je peux facilement mettre mon ego de côté, je suis juste heureux d’être ici. L’ambiance dans le groupe est fantastique, bien meilleure qu’il y a quatre ans au Qatar. Il y a beaucoup d’intensité à l’entraînement, la jeunesse nous pousse à rester affûtés, et l’ambiance en dehors du terrain est également au top. »













