La chambre ad hoc, dédiée à la Coupe du monde 2026, du Tribunal arbitral du sport (TAS) pourrait se prononcer sur la présence de Folarin Balogun dans le huitième de finale entre la Belgique et les États-Unis dimanche, a appris l’agence Belga auprès d’un cabinet d’avocats spécialisé en droit du sport.
En seizièmes de finale, Balogun avait été exclu après 64 minutes en raison d’une semelle appuyée sur le défenseur de la Bosnie-Herzégovine Tarik Muharemovic. L’attaquant américain devait être automatiquement suspendu pour le huitième de finale contre les Diables Rouges lundi mais il a été autorisé par la FIFA à disputer la rencontre dimanche.
En réaction, l’Union belge de football (URBSFA) s’est dite « stupéfiée » de l’annulation de cette suspension, et a annoncé qu’elle « étudiait toutes les options à sa disposition » afin de « sauvegarder les droits légitimes de toutes les équipes participantes et de protéger les principes fondamentaux du fair-play dans notre sport ».
La FIFA a utilisé l’article 27 du règlement, qui lui permet de suspendre partiellement ou totalement l’exécution d’une sanction disciplinaire. La Belgique ne peut pas faire appel de cette décision puisqu’elle ne concerne pas un joueur belge. L’Union belge pourrait donc se tourner vers la chambre du TAS spécialement mise en place pour la Coupe du monde, qui est habilitée à rendre des décisions contraignantes dans un délai de 48 heures. Mais le match ayant lieu lundi, la chambre pourrait ne pas s’être prononcée avant le coup d’envoi. Dans ce cas, les États-Unis risquent une défaite par forfait s’ils alignent leur attaquant et que l’Union belge obtient gain de cause ensuite.













