Vitor Bruno veut retrouver la victoire : « Quand je vois mes enfants pleurer après une défaite, ça me fait mal »

Vitor Bruno veut retrouver la victoire : « Quand je vois mes enfants pleurer après une défaite, ça me fait mal » - Jérôme Jordens

Vitor Bruno s’est présenté en conférence de presse avec l’envie de prendre une revanche ce samedi face à Westerlo sur la défaite face à La Gantoise la semaine dernière (4-0). Le Portugais est conscient d’être sous pression et veut relever la tête rapidement.

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BELGA

Après la lourde défaite à La Gantoise le week-end dernier (4-0), Anderlecht est au bord de la crise. Au point que l’on commence doucement à se tirer dans les pattes chez les Mauves.

Le CEO Kenneth Bornauw a déclaré auprès d’Het Laatste Nieuws que Vitor Bruno expérimentait trop, même s’il maintenait sa confiance en le Portugais. Entretemps, Marc Coucke a éteint l’incendie, mais Vitor Bruno a tout de même réagi en conférence de presse.

« Insinue-t-il que j’expérimente trop ? », a demandé le coach portugais. « Je n’ai pas encore lu l’article, je ne peux donc pas y répondre. Je suis payé pour prendre des décisions, et c’est ce que je fais. Je sélectionne les onze joueurs qui, à mon avis, nous offrent les meilleures chances de gagner. Mais j’ai trente joueurs dans mon effectif, et je ne suis pas le genre d’entraîneur à mettre des joueurs de côté. Pour moi, ils sont tous égaux. Surtout s’ils s’entraînent dur tous les jours. Je n’aurais pas aimé être traité ainsi moi-même si j’étais joueur. »

Une autre décision a été critiquée, celle de préférer Cvetkovic plutôt que Bentayeb, qui restait sur trois rencontres consécutives de championnat où il avait marqué : « Il y aura toujours des critiques, quel que soit le joueur aligné. Si j’avais laissé Cvetkovic sur le banc, vous m’auriez demandé pourquoi il n’avait pas joué après son but en Pologne. Mais nous n’avons pas de problème en attaque. Je serais bien plus inquiet si nous ne nous créions pas d’occasions. »

Toujours est-il que la pression est bien présente, même si Vitor Bruno fait tout son possible pour prouver qu’il a la situation en main. « Je me mets moi-même la pression », insiste le Portugais. « Car je sais qu’Anderlecht est un club qui a fait partie de l’élite européenne. Ici, on ne parlait pas de gagner des matchs, mais de gagner des titres. Cela fera bientôt dix ans. Et ça me fait mal de voir la tristesse de mon entourage. »

L’ancien de Porto espère pouvoir rapidement relancer la machine car il est bien conscient que la situation est problématique : « À Neerpede, par exemple, je vois la souffrance des gens. Et quand je vois mes enfants pleurer après une défaite, ça me fait mal. Mais je sais que nous sommes sur la bonne voie et que les joueurs me suivent dans cette démarche, j’en suis absolument certain. Si je n’avais plus ce sentiment, je serais le premier à le signaler à la direction. Ils savent que je ne peux pas accepter ce que j’ai vu après ce deuxième but de La Gantoise. J’ai constaté une réaction incroyable à l’entraînement. Ils veulent reconquérir le cœur des supporters demain. »