Marc Coucke s’exprime pour la première fois sur la crise à Anderlecht : « Certains médias tentent de déstabiliser le club »

Marc Coucke s’exprime pour la première fois sur la crise à Anderlecht : « Certains médias tentent de déstabiliser le club » - Circus Daily

Après le PDG Kenneth Bornauw, le propriétaire Marc Coucke a lui aussi donné son avis sur la crise latente qui touche Anderlecht. Il l’a fait dans l’émission-débat « It’s Happy Hour again » sur VTM.

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Maarten Straetemans

À Anderlecht, on ne l’admettra pas de sitôt, mais il est clair que tous les voyants sont au rouge. Après cinq matchs à l’extérieur d’affilée, dont pas moins de trois défaites, tous les regards se tournent surtout vers Vitor Bruno à Neerpede. Au cours des dernières 24 heures, la pression sur le Portugais n’a cessé de s’intensifier, notamment de la part de la direction. Après le PDG Kenneth Bornauw dans La Dernière Heure, c’est au tour de Marc Coucke, propriétaire d’Anderlecht, d’évaluer publiquement la situation.

Coucke a tout d’abord souligné que l’organigramme du club était bien ficelé. « Sommes-nous mécontents des récents résultats ? Bien sûr. Mais nous avons enfin, et j’en suis fier, mis en place une très bonne structure après le départ de Wouter Vandenhaute », a déclaré Marc Coucke dans It’s Happy Hour again. « Michael Verschueren est de retour, Kenneth Bornauw, un PDG de premier plan, est de retour. Jean Kindermans est de retour. Et nous avons Antonie Sibierski… Nous devons préserver cette structure. »

L’homme d’affaires, qui a racheté Anderlecht il y a neuf ans, est également très élogieux à l’égard de Vitor Bruno. Coucke soupçonne toutefois que son manque d’expérience, combiné à une intelligence supérieure à la moyenne, lui joue des tours. « On sent que Vitor manque d’expérience. Mais personnellement, je pense aussi qu’il est trop intelligent. Nous disposons d’un effectif très large et il ne cesse de se dire : ‘Si je place tel joueur à tel poste, alors nous pourrons faire ceci’. La moitié des joueurs évoluent à un poste différent de celui auquel ils sont habitués, et pourtant, nous avons dominé Gand pendant septante minutes. »

Banderoles recyclées

En cas de nouvelle déception face à Westerlo, il n’est pas exclu que le public se mette à râler pour la première fois cette saison. Il ne restera alors plus qu’à attendre la énième révolte du noyau dur. Entre-temps, Coucke a perdu le compte du nombre de banderoles accrochées au stade ou au centre d’entraînement pour dénoncer les dysfonctionnements au sein du club. Souvent, le message adressé à la direction est simplement recyclé. « Au bas de la banderole, on lit le mot ‘dehors’ », explique Coucke. « Dès qu’on perd quelques matchs, ils changent le nom. Ça a commencé par ‘Kompany dehors’. Puis ‘Coucke dehors’, ‘Verschueren dehors’, ‘Riemer dehors’, ‘Vandenhaute dehors’… La presse sait ce qui touche nos supporters. Et elle essaie de nous déstabiliser un peu. »

Coucke a l'habitude de ce genre de situation depuis qu'il est à la tête du RSCA. Selon lui, certains journalistes hostiles au club se livrent toutefois à des manœuvres déloyales. Autrement dit : des journalistes qui soutiennent un club rival. Cette semaine, la politique de transferts du directeur sportif Antoine Sibierski a été vivement critiqué. Coucke continue toutefois de soutenir fermement son directeur sportif. « Sibierski a mené à bien un bon mercato, tant au niveau des arrivées que des départs. J’ai le sentiment que nous avons posé de bonnes bases. » Coucke est toutefois conscient que les supporters méritent mieux, qu’ils ont déjà eu leur lot de déconvenues. « Nous avons pris un nouveau départ – c’est prometteur. Mais nous savons que la patience de nos fans est à bout. Et à juste titre ! Allez, nous voulons tous que ce fantastique club renoue avec le succès. »