Olivier Renard règle ses comptes : « Si je peux me permettre un petit conseil à Marc Coucke… »

Olivier Renard règle ses comptes : « Si je peux me permettre un petit conseil à Marc Coucke… » - Samuel Guadi

Manque de transparence, guerre d’influence et mercatos pilotés par la data : Olivier Renard dépeint un club où la solidarité de façade masque une réalité bien plus complexe.

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BELGA

Le divorce semble avoir été consommé bien avant l’officialisation. Dans les colonnes de Sudinfo, Olivier Renard estime le signal d’alarme a retenti lorsque ses prérogatives ont commencé à être court-circuitées, notamment avec le licenciement de ses proches collaborateurs ou l’embauche de nouveaux profils sans concertation : « Le club a décidé de remercier mon directeur du recrutement, Dries Belaen, sans m’en avertir. Dans la foulée, j’apprends dans la presse la signature de David Verwilghen. Vous pensez que c’est une marque de confiance ? Moi pas. »

L’anecdote la plus révélatrice de ce climat de défiance reste celle d’un message WhatsApp reçu par la direction, proposant un profil pour « renforcer l’équipe », qui s’est avéré être celui d’un futur remplaçant pour son propre poste : « Kenneth (Bornauw) reçoit un message de Michael Verschueren : « Oli, Michael vient de m’envoyer un top profil… Antoine Sibierski ». J’ai répondu : « Il sera compliqué pour lui de renforcer l’équipe dans la mesure où il a cinq ans de plus que moi… ». Il ne s’était pas rendu compte qu’on lui envoyait le nom d’un directeur sportif. »

Au-delà des querelles d’ego, Renard pointe du doigt un décalage flagrant entre les ambitions de Marc Coucke et la gestion humaine au quotidien. Il appelle à plus de franchise pour espérer un redressement durable du club historique : « Si je peux me permettre un petit conseil à Marc Coucke, c’est d’avoir de la transparence avec les gens. Entre les ambitions, les déclarations et la réalité actuelle du club, il y a un décalage. S’il y a des pré-réunions avant les réunions en fonction de qui est dans la salle, ça n’ira jamais mieux. »

Enfin, sur le volet sportif, l’ancien directeur sportif refuse d’assumer seul la responsabilité du transfert de Danilo Sikan (4 millions d’euros), un choix qu’il juge dicté par les circonstances et le nouveau système basé sur les « datas », alors que ses propres recommandations de prêts auraient été ignorées : « Sikan était l’option numéro 1 car les options A, B, C, D et E n’étaient pas réalistes. Dire que c’était mon transfert est erroné d’autant plus que j’avais proposé deux autres profils en prêt, mais ils n’ont pas été validés par les datas de David… »