« Ils étaient derrière Besnik Hasi… Mais pour se cacher ! » : Renard fustige les joueurs d’Anderlecht

« Ils étaient derrière Besnik Hasi… Mais pour se cacher ! » : Renard fustige les joueurs d’Anderlecht - Jérôme Jordens

Alors qu’Anderlecht est à la recherche de son successeur au poste de directeur technique, Olivier Renard est revenu sur son passage chez les Mauves dans les colonnes de Sudinfo.

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BELGA

L’histoire entre Anderlecht et Olivier Renard s’est terminée il y a deux semaines, au milieu du grand chamboulement que connaissaient les Mauves, entre l’éviction de Besnik Hasi et le départ d’Edward Still. Chez nos confrères de Sudinfo, l’ancien directeur sportif du club bruxellois est revenu sur la fin de l’aventure, et il était notamment très fâché sur l’attitude des joueurs après la défaite lors du Clasico face au Standard.

« Après le match, je suis allé parler aux joueurs. Ils disaient être derrière le coach. Je leur ai dit qu’ils avaient raison : ils étaient derrière lui… Mais pour se cacher ! », peste Olivier Renard. « Ils fuyaient leurs responsabilités et laissaient Besnik les assumer seul pour eux ».

L’ancien gardien a alors osé une comparaison avec l’Union devant les joueurs, pour tenter de créer l’électrochoc : « Ils ont changé cinq fois de coachs, c’est le groupe qui est devant le coach. Le plus important, c’est l’esprit d’équipe. Et pourtant, les Unionistes n’ont pas les contrats des joueurs d’Anderlecht mais ils savent qu’en performant bien ensemble, ils accéderont à un transfert qui leur permettra de gagner plus ».

Finalement, c’est bien lui qui a quitté le club, en compagnie de Besnik Hasi. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que le coach des Mauves était sur la sellette et il aurait déjà pu sauter après l’élimination en Coupe d’Europe. « Cela aurait été inadmissible de ma part de couper la tête de Besnik et de le rendre seul responsable de cet échec », reconnaît cependant Renard.

Et pour justifier son choix, le directeur technique s’est appuyé sur son passage au Standard et ose le parallèle entre Besnik Hasi et Ricardo Sa Pinto : « Tout le monde voulait la tête de Ricardo Sa Pinto. J’avais pris le pouls du vestiaire et les cadres comme Pocognoli, Mpoku, Gillet m’ont dit : garde-le. J’ai compris qu’il y avait un lien entre eux et le coach. La suite, on la connaît avec cette victoire en Coupe et ces PO1 de feu ».

Toujours sous le feu des critiques, Olivier Renard reconnaît la difficulté de travailler chez les Mauves : « À Anderlecht, on marche constamment sur un fil, encore plus en pleine tempête ».

Car si le choix de conserver Besnik Hasi a souvent fait débat cette saison, la gestion de David Hubert la saison dernière avait également fait polémique, et là aussi Renard reconnaît que tout le monde n’était pas sur la même longueur d’onde : « Au moment de l’écarter, j’étais la dernière personne dans le club qui le souhaitait. Depuis des semaines, je devais justifier, plus haut, pourquoi on continuait avec lui ».

Finalement, il s’était rangé derrière l’avis commun et David Hubert avait été remercié. « Mon feeling était que l’équipe manquait de mordant à l’approche des playoffs. Le groupe et le coach avaient des liens d’amitié, ce qui est parfois dangereux. Avec Wouter, on a opté pour Besnik qui allait ramener ses règles », retrace Renard. Et ce qui ne devait être qu’un intérim à la base s’est donc transformé en une pige bien plus longue.

Désormais, Olivier Renard va devoir trouver un nouveau défi après Malines, le Standard, Montréal et Anderlecht. Et l’ancien gardien sera sans doute déjà sous la lumière des caméras ce week-end : « Ça va faire jaser, donc je préfère le dire directement : je serai à Genk-Standard dimanche. J’habite dans le Limbourg, mon fils a été formé à Genk et mon notaire est un grand supporter de Genk qui m’invite à chaque fois. Je vais donc y aller. Normalement, les places qu’il a sont celles à côté des dirigeants du Standard. Donc si je suis vu à côté d’eux, c’est un pur hasard ».