Le déplacement d’Anderlecht à Zulte Waregem ce dimanche sera donc le troisième match de Jérémy Taravel à la tête des Mauves. Et il pourrait bien ne pas être le dernier au vu de la tournure que prend le dossier Alfred Schreuder. Bloqué par son club saoudien, l’entraîneur néerlandais pourrait bien ne pas venir à Anderlecht, ce qui ouvrirait la porte à une présence de Taravel jusqu’en fin de saison. « C’est une possibilité », reconnaît l’ancien défenseur à la DH. « mais il faut avoir une discussion avec le club par rapport à ça. Le club doit faire ce qui est le plus opportun pour l’équipe. J’ai l’ambition d’être coach principal un jour. Si ça vient maintenant, je prendrai ça à cœur pour aider l’équipe ».
Et pour se donner toutes les chances de rester T1, Taravel sait que cela passe par un bon résultat ce week-end : « On sait très bien comment c’est dans le foot. Si on gagne et que c’est avec du beau football, tant mieux pour Anderlecht et pour ses supporters. Les négociations pour le nouvel entraîneur, ce n’est pas mon domaine. Moi, mon rôle, c’est de préparer l’équipe au mieux pour ce match ».
Mais si les Mauves venaient à attirer un nouvel entraîneur, cela ne voudrait pas dire que le Français de 38 ans quitterait le bateau : « Il reste à voir quelle sera ma fonction exacte. Et dans le foot, on ne sait jamais comment ça va se passer ».
Forcément, il ne se trouve pas dans une situation idéale. À la recherche d’un directeur technique, avec un coach intérimaire, Anderlecht est dans le flou. Mais ne pas être fixé sur son avenir n’inquiète pas Taravel : « Peut-être que les joueurs se posent des questions, mais ils n’ont pas la tête à ça. Et en ce qui me concerne, le club a été clair et transparent avec moi. J’ai le focus sur les joueurs et les matchs à venir ».
La situation n’est cependant pas facile. Après les hauts de la qualification en Coupe de Belgique, il a directement connu les bas avec les huées suite au partage face à La Louvière. Mais la déception des supporters est compréhensible pour Taravel : « On sait que c’est une situation compliquée pour eux de vivre tous ces mouvements et le manque de clarté. Ils sont exigeants et ils ont le droit de l’être ».













