Pour David Hubert, l’urgence était d’agir vite afin de ne pas perdre de temps sur le long processus de guérison qui attend son joueur : « La bonne nouvelle, c’est que nous avons pu programmer l’opération très rapidement. Après avoir réalisé tous les examens, c’était la meilleure décision possible à prendre pour lui. Ainsi, il pourra rapidement entamer sa revalidation et regarder vers l’avant. »
Le calendrier est cruel pour l’attaquant. Alors que l’Union lutte pour réaliser un doublé Championnat-Coupe et que la Coupe du Monde approche à grands pas (organisée en partie au Canada, son pays d’origine), le staff médical refuse de s’avancer sur une date de reprise : « C’est très dangereux de mettre une date pour son retour. C’est important qu’il y aille étape par étape, pas après pas. On veut y aller au jour le jour. On ne fixe pas de date de retour. »
Le coup est d’autant plus dur à encaisser que les premiers diagnostics laissaient espérer une absence de courte durée. Le passage de l’espoir à la résignation a été brutal pour le joueur : « Sachant qu’il y avait encore beaucoup d’échéances, il a reçu un gros coup sur la tête après le verdict. D’autant que la première radio était positive. Mais la mauvaise nouvelle est tombée après le scanner. C’est compliqué quand tu vois que ta fin de saison est hypothéquée, que tu dois quitter tes coéquipiers et aller passer ta revalidation tout seul. »
Ce dimanche, David Hubert devra se gratter la tête pour choisir son attaque. Outre Promise David, l’infirmerie est déjà bien remplie avec Kevin Rodriguez (en phase de reprise) et Raul Florucz (déchirure au mollet). Le coach refuse catégoriquement de brûler les étapes pour Rodriguez malgré l’hécatombe. En conséquence, la responsabilité de faire trembler les filets reposera sur les épaules de Mohammed Fuseini, Mateo Biondic et du jeune Marc Giger. À noter également le retour de Fedde Leysen en défense.













