« J’avais le sentiment qu’aucun plan sportif précis n’existait pour moi » : Amando Lapage revient sur son départ d’Anderlecht

« J’avais le sentiment qu’aucun plan sportif précis n’existait pour moi » : Amando Lapage revient sur son départ d’Anderlecht - Jérôme Jordens

Passé « Sur le gril » d’Erik Libois sur la RTBF, Amando Lapage est notamment revenu sur les raisons de son départ d’Anderlecht. Frustré par un manque de clarté, il a rejoint Westerlo, mais rêve toujours de s’imposer chez les Mauves.

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Amando Lapage et Anderlecht, c’est une longue histoire d’amour. Arrivé dès ses sept ans à Neerpede, le défenseur est également le petit-fils de Paul Van Himst, légende des Mauves.

Alors forcément, lorsqu’il a quitté Anderlecht en février 2025, c’est avec émotion qu’il a tourné une page longue de 13 années, comme il le raconte dans le célèbre « Sur le gril » d’Erik Libois sur la RTBF :  « Le jour où je vide mon casier au Sporting, j’avoue que ce n’est pas facile : c’est très émotionnel… Tu as l’impression de quitter pour toujours un endroit où tu as été heureux, de laisser toute ta jeunesse derrière toi. Que tu ne reviendras jamais. Mais c’était pour le bien de ma carrière et à ce jour, je ne regrette pas mon choix ».

Il faut dire qu’il n’avait porté que quatre fois le maillot d’Anderlecht chez les A, même si son départ a eu lieu quelques semaines seulement après une titularisation face au Club de Bruges. Cette saison, Lapage a été titulaire neuf dois de suite avec Westerlo, mais il a perdu sa place après la lourde défaite face à Saint-Trond (0-4) et est resté assis sur le banc lors des deux derniers matches de Pro League.

« J’ai le sang mauve et dans ma tête, j’ai toujours le rêve de revenir un jour »

Il revient sur les raisons qui l’ont poussé à quitter les Mauves, et ce que le passage en Campine lui a apporté : « Le club me proposait de resigner pour 5 ans, mais j’avais le sentiment qu’aucun plan sportif précis n’existait pour moi. Je pensais avoir fait un match correct contre Bruges, mais personne au Sporting, ni Brian Riemer, ni Olivier Renard, ne m’a fait de feedback. En gros, on me proposait de continuer à jouer six mois en D2, puis après, on verrait. La proposition de Westerlo est arrivée, et même si je n’ai joué qu’une quinzaine de matches en un an ici, je pense être devenu meilleur. J’ai grandi comme joueur et comme adulte : j’ai quitté mon cocon anderlechtois, où je connaissais tout le monde, des U10 à l’équipe Première, pour me prendre en charge et vivre ici ».

Et si l’histoire ne s’est pas passée comme prévue avec Anderlecht, il ne garde aucune amerture envers les Mauves, au point de se projeter vers un retour dans le futur : « Anderlecht reste l’équipe de mon coeur : je regarde tous ses matches et j’espère toujours une victoire des Mauves. J’ai le sang mauve et dans ma tête, j’ai toujours le rêve de revenir un jour et d’être titulaire au Sporting. Personne ne peut refaire l’histoire, mais quand on voit le destin de Marco Kana, un gars exceptionnel, mais qui ne jouait plus et est revenu de nulle part grâce à son seul travail, qui sait ce qui se serait passé si j’étais resté ? Mais personne ne pourra jamais répondre à cette question ».