Arrivé le 13 janvier dernier en provenance de l’IF Elfsborg, Zeneli a dû dompter un saut qualitatif important, passant de la 19e à la 8e nation au coefficient UEFA. Un défi physique avant tout, comme le rappelle l’intéressé : « La saison en D1 suédoise s’était terminée en novembre dernier », explique le joueur pour justifier son besoin d’adaptation. Un constat partagé par son entraîneur, David Hubert, qui a préféré couver sa recrue : « Il est arrivé après un mois de congé et une pré-saison dans son pays. Physiquement, il était prêt mais il a rejoint une équipe lancée comme un train à pleine vitesse. Il fallait l’intégrer intelligemment, sans le jeter trop vite dans le bain. »
Pour arracher Zeneli à son club formateur, où il évoluait depuis l’âge de 6 ans, l’Union n’a pas hésité à sortir le chéquier : 3,7 millions d’euros fixes, un montant pouvant grimper jusqu’à 5,5 millions avec les bonus. Malgré cette étiquette de « transfert record », le Suédois garde la tête froide : « Si cela me met la pression ? Non je ne le ressens pas ainsi. J’essaye juste de m’amuser sur le terrain. »
Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé vers le stade Marien, Zeneli met en avant l’aspect humain : « Pourquoi ai-je choisi l’Union ? Car j’ai directement eu un bon feeling, un bon sentiment lors de mon premier meeting. J’ai immédiatement pensé que c’était le bon endroit où aller. » Sur le terrain, il sait exactement ce qu’il doit apporter au collectif bruxellois : « Je suis un joueur technique, qui veut la balle dans les pieds pour ensuite distribuer le jeu. Et défensivement, je travaille dur pour apporter de l’intensité. »
International suédois (5 sélections) malgré des racines qui auraient pu le lier au Kosovo ou à l’Albanie, Besfort Zeneli garde les yeux rivés sur les barrages de la Coupe du monde prévus à la fin du mois. « J’espère être appelé pour la prochaine fenêtre de ce mois de mars », confie celui qui suit les traces de son frère aîné Arbër. Pour David Hubert, le talent du garçon ne fait aucun doute et l’investissement du club se justifie pleinement : « Il y a une raison pour laquelle il est international. Le club a investi de manière conséquente en lui et c’est à nous, le staff, de le gérer du mieux possible. Il ne faut pas brûler les étapes, mais c’est un garçon calme, posé et très conscient de la situation. »
Reste à voir si Besfort Zeneli peut désormais s’imposer durablement dans le onze unioniste et participer au potentiel deuxième titre consécutif des Jaunes et Bleus.













