Si le blason d’Anderlecht conserve son prestige, l’instabilité actuelle rend la quête d’un nouveau coach particulièrement périlleuse. Comment persuader un technicien de renom de s’engager dans un club où les structures de direction s’effondrent les unes après les autres ? Pour Olivier Deschacht, figure emblématique du club, le problème dépasse largement le cadre tactique : « Il y a suffisamment de talent, on l’a vu en novembre. Mais la bonne mentalité fait défaut. On peut faire un mauvais match, mais ça arrive désormais tellement souvent et ils ont l’air d’à peine s’en préoccuper. »
Le départ de Besnik Hasi, suivi de celui de Lucas Biglia, a laissé un vide immense que la direction peine à combler. Selon Deschacht, le salut ne viendra pas d’un nom ronflant venu de l’étranger, mais d’une figure qui connaît les couloirs du Lotto Park sur le bout des doigts. Il suggère ainsi le nom d’Yves Vanderhaeghe pour assurer l’intérim. Pourtant, cette piste semble complexe : l’ancien milieu de terrain est actuellement en poste chez les Francs Borains et ses dernières expériences en Pro League n’ont pas été couronnées de succès. Mais pour Deschacht, l’urgence prime sur le CV : « On dira encore que je dis ça parce que c’est mon ami, mais je trouve que c’est vraiment une bonne idée. Il faut quelqu’un qui connaît la maison. »
Au-delà du choix de l’entraîneur, l’ex-défenseur estime que les joueurs ont été trop longtemps protégés et appelle les hautes sphères du club à sortir de leur réserve pour provoquer un électrochoc psychologique : « À Marc Coucke et Michael Verschueren, je dirais : allez, la veille du match, entrez dans le vestiaire ! Pour remuer les choses. Ça fait impression, je vous assure. »













