Le Français Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), 12e, a réglé le sprint du peloton à 1:04 et conservé son maillot jaune de leader. Au surlendemain de son formidable «chrono» à Bilbao où il avait en moins de 14 km secoué ses adversaires, et au lendemain de sa non moins formidable chevauchée en solitaire vers Cuevas de Medukilo qui les a assommés, Paul Seixas a passé une journée plus tranquille. Le maillot jaune de cette 65e édition a troqué la fougue de ses 19 ans pour la sagesse d’un leader qui sait qu’il ne doit plus prendre tous les risques.
La journée a encore été marquée par l’abandon du Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), victime d’une chute et touché à la main et surtout à la jambe droite.
Seixas conserve 1:59 et 2:08 d’avance sur les coéquipiers de Red Bull-BORA-hansgrohe, le Slovène Primoz Roglic et l’Allemand Florian Lipowitz. Cian Uijtdebroeks (Movistar) est 10e à 3:01.
La bonne échappée du jour, formée après 60 km, était forte de quatorze puis seize coureurs. Parmi eux figurait Ilan Van Wilder, 5e du chrono initial lundi et 17e du général à 4:29 de Seixas, le mieux classé des attaquants.
Au sommet du Bikotx-Gane (8 km à 4,9% avec les 3,2 derniers à 8,8%), à 30 km de la conclusion, les fuyards possédaient 1:34 d’avance sur le peloton des favoris. Axel Laurance et Igor Arrieta se sont extraits du groupe de tête dans la descente et n’ont plus été revus. Le Breton de 24 ans, a encore essayé de fausser compagnie à l’Espagnol, mais a finalement dû attendre le sprint. Il signe sa 4e victoire de l’année, la 9e en carrière et la 2e en WorldTour après la 5e étape du Tour de Catalogne en 2024.
La 4e des six étapes, une boucle de 167,2 km autour de Galakao, multipliera les montées avec pas moins de sept ascensions répertoriées en 3e et 2e catégorie, avant le mur final qui mène à l’arrivée. Le sommet de la dernière côte, Legina (2e catégorie, 3,2 km à 7,7%), est situé à moins de 10 km de la ligne.













