Thomas Voeckler désigne la Belgique comme grande favorite des Mondiaux sur route

Thomas Voeckler désigne la Belgique comme grande favorite des Mondiaux sur route - Samuel Guadi

À deux semaines de la course en ligne des Mondiaux de Montréal, Thomas Voeckler a clairement identifié la Belgique comme l’équipe à battre. Le sélectionneur français estime que les Bleus ont leurs chances avec Paul Seixas, mais considère que les hommes de Remco Evenepoel sont les favoris.

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AFP

La France arrivera à Montréal avec Paul Seixas comme leader. À seulement 19 ans, le prodige de Decathlon CMA CGM sera la principale carte française sur un parcours particulièrement exigeant de 273 kilomètres et 3.800 mètres de dénivelé. Mais pour Thomas Voeckler, de passage dans le Super Moscato Show de RMC, il ne faut pas forcément chercher le favori du côté des Bleus. Interrogé sur la stratégie à mettre en place en l’absence de Tadej Pogacar, le sélectionneur français a surpris en désignant clairement la Belgique.

« Je suis très fier de l’équipe qu’on aligne mais ce n’est pas pour faire de l’intox ou quoi, le statut de favoris en termes d’équipes, il n’est pas sur la France, il est sur la Belgique », a lancé Voeckler.

Voeckler estime surtout que le profil du circuit pourrait pousser la Belgique à contrôler la course si elle veut mettre Evenepoel dans les meilleures conditions : « C’est valable pour nous mais aussi pour les autres nations. C’est un circuit qui peut ne pas être si difficile si ça ne roule pas vite toute la journée. Pour que Remco Evenepoel soit dans de bonnes dispositions, il faut que ça roule vite. La Belgique a intérêt à prendre la course en main. »

Et Voeckler prévient déjà que la France ne compte pas leur faciliter la tâche : « Ne comptez pas sur l’équipe de France pour attaquer à 200 km de l’arrivée. »

La France n’aborde évidemment pas ces Mondiaux sans ambition. Paul Seixas sera le leader d’une sélection qui espère faire mieux que sa 13e place obtenue l’année dernière à Kigali. L’absence de Tadej Pogacar, double champion du monde en titre, redistribue forcément les cartes. Mais Voeckler refuse de réduire la course à un duel entre la France et la Belgique : « Il faudra s’adapter car un championnat du monde sans Pogacar sur un parcours qui lui convient, je ne sais pas comment ça va se passer. Il ne faut pas se focaliser sur une seule équipe. On fait partie de ceux qui ont envie de gagner. »

Derrière la Belgique et la France, plusieurs nations auront également leur mot à dire, avec notamment Isaac Del Toro pour le Mexique, Tom Pidcock pour la Grande-Bretagne, Mads Pedersen pour le Danemark, Mathieu van der Poel pour les Pays-Bas ou encore Juan Ayuso pour l’Espagne.