Le calvaire du sprinteur belge a débuté par une douleur mystérieuse qui a ruiné sa préparation hivernale. « Cette douleur a commencé à gauche, sans raison valable ou sans que je me souvienne d’avoir heurté quelque chose », se remémore-t-il dans une vidéo de la formation Soudal Quick Step. Alors qu’il pensait avoir fait le plus dur, le sort s’est acharné : « J’ai pris deux semaines de repos et puis, soudain, j’ai commencé à avoir mal à droite aussi. On ne peut le faire croire à personne, mais le destin en a décidé ainsi. Malheureusement, je manque une grande partie de la plus belle période de la saison. »
Ce retard à l’allumage est d’autant plus difficile à encaisser pour l’ancien champion d’Europe, conscient que le temps presse dans une carrière entamée sur le tard : « Pour moi, c’est encore plus douloureux parce que je suis arrivé tard sur la route. Mais bon, chaque coureur se blesse un jour ou l’autre, n’est-ce pas ? Je ne peux pas me plaindre de mes performances des dernières années. »
Forcé de regarder les classiques devant son écran, Merlier ne cache pas son irritation, notamment lors du final de Dwars door Vlaanderen : « Je ne devrais pas regarder la course. Je deviens nerveux et je suis frustré. C’est une déformation professionnelle. On a envie de descendre sur les rouleaux et de rouler comme un fou, mais mon genou ne peut pas le supporter pour l’instant. Je dois me reposer et ronger mon frein. À la maison, on ne peut rien faire. »
Cette soif de compétition est telle qu’il s’est même dit « déçu » de ne pas avoir été appelé en renfort pour l’E3 Saxo Classic, même pour un rôle de l’ombre : « Bert (Van Lerberghe) a dit : « Demande à Timmy ». Cela aurait été difficile avec ma condition actuelle, mais j’en aurais fait une question d’honneur »
Pourtant, le double vainqueur sortant de Scheldeprijs refuse de se présenter au départ ce mercredi en simple figurant. Il reconnaît cependant avoir ressenti la douleur lors de sa 19e place au GP Monseré : « Je suis parti à 250 mètres de la ligne, mais j’ai senti que je ne pouvais plus gagner, c’est là qu’on sent vraiment la douleur. »
Merlier l’assure, il ne se contentera pas de rester caché dans le peloton pour assurer un top 5 : « Je vais quand même essayer de participer à nouveau pour la victoire. Je ne serai pas au départ avec la condition que je devrais avoir, mais qui ne tente rien n’a rien. »













