Le suspense a pris fin : après ses démonstrations sur les classiques ardennaises, Paul Seixas sera bien le fer de lance de l’équipe Decathlon sur le Tour de France Contrairement à ses rivaux, le Français a choisi une préparation intensive via le Critérium du Dauphiné, là où Remco Evenepoel privilégie l’entraînement.
Pour Philippe Gilbert, au micro de Sudinfo, cette arrivée bouscule les certitudes : « Disons que Remco sait qu’il aura un concurrent de plus sur sa route. A priori, la hiérarchie sportive est assez claire sur des épreuves de trois semaines. Tadej Pogačar est intrinsèquement au-dessus de tous. Jonas Vingegaard est probablement son dauphin désigné, surtout s’il confirme après son objectif du Giro. »
C’est pour la troisième marche du podium que l’irruption de Seixas change la donne. Si le talent du Français est hors norme, Gilbert souligne que la véritable épreuve pour le néophyte sera la gestion de l’usure physique et nerveuse sur une si longue course : « La principale inconnue réside dans sa capacité à gérer des efforts sur trois semaines, une grande première pour lui. Imaginons qu’il craque un peu dans les deux-trois derniers jours, cela dépendra alors de l’avantage qu’il aura préalablement pris sur ses rivaux directs. Deux minutes, ça se maîtrise ; trente secondes, c’est une autre histoire. »
Dans tout ça, Remco Evenepoel ne part pas désarmé. Après une édition 2025 frustrante, le champion belge arrive avec une préparation optimisée et un lieutenant de luxe au sein de la Red Bull-BORA-hansgrohe, Florian Lipowitz : « Remco sera mieux préparé et plus costaud que l’an dernier. Il sera très certainement dans une dynamique ascendante. Son association chez Red Bull avec Florian Lipowitz devra être exploitée comme un atout. »













