Meilleur sur un deuxième Grand Tour, « proche du burn-out » : Vingegaard se livre

Meilleur sur un deuxième Grand Tour, « proche du burn-out » : Vingegaard se livre - Jérôme Jordens

À l’occasion du media day de la Visma-Lease a Bike, Jonas Vingegaard a dévoilé son programme, ses ambitions, mais aussi ses doutes, répondant notamment aux questions sur la retraite surprise de Simon Yates.

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BELGA

En 2026, Jonas Vingegaard sera au départ du Giro et de la Vuelta, un enchaînement qu’il n’a encore jamais fait dans sa carrière.

Mais pour le Danois de 29 ans, il s’agit d’un choix réfléchi, se basant notamment sur sa victoire sur la Vuelta quelques mois après avoir terminé deuxième de la Grande Boucle la saison dernière, comme il l’a expliqué au micro de Sporza : « Je voulais le faire l’an dernier, mas nous souhaitions d’abord analyser la réaction de mon corps sur deux Grands Tours consécutifs ».

La Vuelta utilisée comme test a donc été concluante : « Je peux développer une puissance plus élevée lors de mon deuxième Grand Tour que lors de mon premier de l’année. Nous pensons que cela signifie que je peux être plus performant sur le Tour ».

Et pour le Danois, il s’agit également d’une volonté d’aller sur la course par étapes italiennes, à laquelle il n’a jamais participé. « J’adorerais ajouter le maillot rose à ma collection », avoue-t-il.

Vingegaard sera donc ambitieux sur le Giro, même si le Tour de France reste son objectif principal. Une nouvelle bataille face à Tadej Pogacar qui se fera sans l’aide de l’un de ses lieutenants puisque Simon Yates a annoncé sa retraite avant le début de la saison.

Une annonce qui a surpris, même au sein de l’équipe Visma-Lease a Bike, mais que Jonas Vingegaard respecte. « C’est une grosse perte pour nous. C’est vraiment dommage de le perdre maintenant. Il allait avoir un rôle très important sur le Tour de France. Mais j’ai aussi beaucoup de respect pour sa décision. ça ne vient pas de nulle part. Il a perdu sa motivation et ce sport est aussi très difficile, pour tout le monde. C’est un sport très exigeant », relaie RMC Sport.

Une perte de motivation que comprend Jonas Vingegaard, qui admet avoir également traversé de grosses périodes de doutes : « Parfois, j’ai moi aussi été proche du burn-out. C’est difficile avec tous ces stages en altitude et tout le reste. Je connais le programme qu’il a eu l’année dernière, donc je comprends que ça ait été très dur pour lui. Je respecte beaucoup le fait de s’arrêter quand il estime que ça suffit ».