À l’arrivée de la 18ème étape du Tour de France, Joxean Fernández Matxin, directeur sportif de la formation UAE Team Emirates, était plus que sollicité en interview. Entre pépins physiques, maladie, gestion de l’échappée le patron espagnol a fait un tour d’horizon complet de la situation de son équipe.
D’emblée, Matxin a tenu à clarifier les situations d’Adam Yates et de Brandon McNulty, tous les deux malades mais avec uniquement l’Américain forcé à l’abandon : « C’est une journée difficile. Le problème est différent entre Adam Yates et Brandon McNulty. Il s’agit plutôt de problèmes d’estomac pour Adam, alors que Brandon est malade, il a des douleurs de congestion. Il n’avait pas de bonnes sensations ce matin. On a fait un test COVID qui s’est révélé négatif. Il n’a pas de gros symptômes, mais la sensation générale est vraiment mauvaise. Dès les premiers instants de la course et de l’étape, c’était de la souffrance pour lui. »
Alors que le groupe comptait plus de 8 minutes de retard en début d’étape, la direction d’UAE a pris une décision rapide pour préserver les forces d’Adam Yates et d’Isaac Del Toro : « À partir du moment où le peloton a eu plus de 8 minutes de retard, on a pris la décision de laisser filer. Arriver avec 12 ou 20 minutes de retard ne change absolument rien à la récupération pour demain. Et peut-être que les problèmes avec Brandon changent la stratégie, changent la planification, mais tous les problèmes ont une solution. »
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Interrogé sur les risques de contamination au sein de l’équipe et la pression autour du Maillot Jaune, Matxin s’est montré très confiant quant à la solidité de Tadej mais aussi du reste de l’équipe : « Tadej est à 100 %. C’est le Maillot Jaune ! Et en plus il a encore 4 minutes et demie d’avance. Je sais qu’aujourd’hui les sensations sont bonnes. Isaac a de bonnes sensations. C’est un gros problème avec Brandon. Mais Florian est resté au chaud dans un groupe de 60 à 80 coureurs. Felix est vraiment bon, Isaac est en forme, l’équipe est vraiment bien. »
Rassurant les journalistes sur l’isolation des coureurs malades, le directeur sportif a rappelé l’organisation stricte mise en place depuis plusieurs années : « Après le COVID, nous avons tous compris comment survivre à cette situation. Nous prenons toujours la décision dans les Grands Tours d’avoir un seul coureur par chambre. Un seul masseur pour chaque coureur. Pour le protocole aujourd’hui, le masseur qui est en contact avec un coureur n’en touche aucun autre. C’est le protocole de l’équipe, et pour le masque c’est la même chose. »
Concernant le déroulement tactique pour les prochains jours et la double montée de l’Alpe d’Huez, Matxin estime que la stratégie va surtout dépendre du comportement des échappées : « Ça va dépendre de la situation de la course. Par exemple aujourd’hui d’autres équipes ont roulé, peut-être pour reprendre l’échappée. Donc cette décision de contrôler l’échappée, de contrôler les attaques va dépendre de la situation dans la montée. Un très grand écart est compliqué pour les autres équipes, un petit écart offre plus d’opportunités pour les prétendants au classement général de se battre pour l’étape. La décision va vraiment dépendre de l’échappée. »













