Le contraste est frappant : alors que l’épreuve accueille l’un des plus grands champions de l’histoire du cyclisme, elle semble plus que jamais en danger. Le leader du classement général, qui revêtira le maillot jaune à l’issue du prologue de 3,2 kilomètres ce mardi, portera une tunique vierge de tout sponsor. Si l’édition 2027 est assurée, la pérennité de l’épreuve au-delà de cette date est remise en question. D’autant plus que le format de l’épreuve a déjà changé pour limiter les coûts, le tour national ayant été raboté à cinq jours de compétition contre huit auparavant.
Pour l’édition 2026, la participation est historiquement faible. Profitant du règlement qui autorise les formations World Tour à faire l’impasse sur une épreuve du calendrier par saison, quatre équipes majeures ont utilisé leur joker pour zapper le rendez-vous suisse : Decathlon-CMA CGM, Alpecin-Premier Tech, Lotto-Intermarché et Uno-X. Le peloton s’en trouve considérablement amaigri, avec seulement 15 équipes au départ. Certaines formations, comme NSN et EF Education EasyPost, s’élancent même avec un effectif réduit à six coureurs. Au total, ils ne seront que 103 éléments à prendre le départ.
Epreuve historique du calendrier cycliste depuis son introduction en 1947 et une étape souvent idéale pour préparer le Giro, sa disparition serait une catastrophe pour le peloton.













