Bloqué ces derniers jours par des chutes de neige inattendues sur le volcan Teide, Remco Evenepoel a finalement pu rejoindre l’Espagne à temps. Malgré ces aléas, le bilan de sa préparation est positif : « J’ai eu de bonnes trois semaines à Tenerife et j’ai pu faire tout ce qui était prévu au programme. » Après un UAE Tour décevant (10e), ce stage était crucial : « J’ai pu faire un reset et travailler sérieusement pendant un mois. Maintenant, on va essayer d’en tirer le maximum. »
Le plateau en Catalogne est relevé, avec notamment la présence de Jonas Vingegaard. Pour Remco, le Danois sera l’homme à battre : « Il sera en grande forme, car il travaille en vue du Giro. » Interrogé sur les récents exploits de Tadej Pogačar, Evenepoel avoue avec humour avoir raté le direct de Milan-San Remo : « Je ne l’ai pas vu, j’étais dans l’avion. C’était un mauvais timing (rires). Son début de saison est impressionnant. Les hommes qui doivent être là sont au rendez-vous. C’est aussi le cas pour notre équipe. »
Cette semaine, Johan Bruyneel a affirmé dans son podcast qu’il était temps pour Evenepoel de gagner à nouveau une course par étapes de niveau World Tour. Un constat partagé par le principal intéressé : « C’est mon ambition. J’en ai été proche plusieurs fois, mais ça ne s’est pas encore concrétisé. » S’il possède l’UAE Tour et la Pologne à son palmarès, il reconnaît que des épreuves comme Paris-Nice ou la Catalogne sont d’un autre calibre : « Je suis moi-même assez critique pour m’en rendre compte : il est temps que ça gagne. »
Pour cette 105e édition, Remco ne veut pas se mettre trop de pression sur le maillot de leader dès le départ : « L’objectif est de gagner une étape et d’en tirer le maximum. Jonas a l’air très fort, donc mon but est de rester le plus proche possible de lui au général tout en visant les bouquets. Si vous gagnez beaucoup d’étapes, vous finirez forcément haut au classement. » Avec des ascensions de plus de 30 minutes au programme (Vallter 2000, Coll de Pal), le Belge a travaillé spécifiquement les « blocs longs » pour ne pas céder face aux purs grimpeurs.













