Le final de la Primavera a été marqué par une chute massive impliquant les principaux favoris. « Je n’ai pas vraiment vu ce qu’il se passait. Je n’étais pas impliqué dans cette chute de base mais un vélo m’a percuté. Ma main est douloureuse », a expliqué Van der Poel, montrant ses doigts ensanglantés aux caméras après l’arrivée. Ayant dû puiser dans ses réserves pour revenir après l’incident, il a admis ne pas être à 100 % au moment décisif : « Mon équipe m’a ramené fort après la chute, mais je sentais que je n’étais plus très bien. Sur le Poggio, j’ai rapidement choisi mon propre tempo dans l’espoir de revenir, comme Filippo Ganna l’année dernière, s’ils se regardaient, mais c’était fini. »
Pour Wout van Aert, le scénario a été encore plus cruel. Pris dans la même chute à l’approche de la Cipressa, le Belge a subi des dommages physiques et matériels, l’obligeant à changer de vélo dans l’urgence : « Malheureusement, j’ai dû dépenser beaucoup d’énergie pour revenir après cette chute. » Pourtant, malgré ce handicap, Van Aert a signé une remontée impressionnante pour aller chercher la troisième place : « À San Remo, il faut continuer à y croire jusqu’au dernier moment, car il peut toujours se passer quelque chose. Nous avons fait le maximum avec l’équipe, mais devant, ils avaient assez d’avance pour jouer un peu. Au final, Pogacar et Pidcock méritent ces première et deuxième places. »
Van Aert reste malgré tout très satisfait : « Après cette chute et ce changement de vélo si près de la Cipressa, j’ai tiré le maximum avec cette troisième place. Je suis content de ce podium. » Pour Van der Poel, le bilan est plus mitigé, ses blessures ne semblant toutefois pas de nature à impacter la suite de son printemps.













