Pour aller chercher son quatrième succès sur les Strade Bianche, Tadej Pogacar est une nouvelle fois parti de très loin, à 80km de l’arrivée.
Un long solo qu’il aurait préféré éviter, mais qui est dû à la façon dont le parcours est tracé par les organisateurs : « Je ne suis pas vraiment fan. C’est surtout à cause de la façon dont le parcours est conçu. Ils ajoutent simplement trente kilomètres à la fin, ce qui n’apporte pas grand-chose quand on a déjà parcouru la partie la plus difficile et la plus belle de la course ».
Mais si ce parcours n’a pas sa préférence, le champion du monde ne veut pas en faire tout un plat et accepte de devoir s’adapter : « On peut se plaindre autant qu’on veut, bien sûr, mais au final, ce n’est pas à nous de décider du parcours. Ce sont toujours de magnifiques courses. Si les organisateurs veulent qu’à 80 kilomètres de l’arrivée, il ne reste que de petits groupes et que presque tout le monde roule seul pendant les deux dernières heures, ça nous convient aussi. On ne peut pas trop se plaindre, surtout si on gagne ».
Et une fois n’est pas coutume, un homme a pendant un temps laissé penser qu’il était capable de revenir sur Tadej Pogacar : Paul Seixas. Si le jeune Français a finalement dû laisser partir le Slovène, il a offert une belle résistance et a finalement terminé deuxième. Pogacar reconnaît lui-même que le coureur de Décathlon CMA CGM a été impressionnant : « À un moment donné, j’ai regardé derrière moi, après la première section raide du Monte Santa Maria. Je ne peux pas dire que c’était plat ensuite, ça ne l’est jamais vraiment, mais c’était un moment pour reprendre mon souffle. J’ai regardé derrière moi et Paul n’était pas loi derrière. Alors je me suis dit : il faut vraiment que je donne tout jusqu’au sommet de la dernière pente raide et que j’essaie d’accroître l’écart. Heureusement, j’y suis arrivé. Sinon, il serait resté dans ma roue et nous aurions continué ensemble ».













