Remco Evenepoel est déjà au Canada pour préparer ses Championnats du monde de cyclisme qui auront lieu du 20 au 27 septembre. Ce week-end, un beau programme s’offre à lui : le Grand Prix du Québec vendredi et celui de Montréal dimanche. Si ce n’est qu’une préparation, les ambitions sont claires :
« Pour le week-end qui arrive, le but est vraiment de retrouver les sensations, voir où j’en suis », explique Remco au micro de la RTBF. « Après, ça sera une semaine de préparation pour le chrono. Et puis, encore une semaine de préparation pour la route. Mais c’est clair que dans chaque course, je vais viser le plus haut possible. C’est comme ça que je commence chaque course, je vais essayer de viser le plus haut possible ».
Pour s’entraîner dans de bonnes conditions, Evenepoel est aussi parti en stage d’altitude à Livigno en Italie :
« Je me suis entraîné en altitude pendant trois semaines et demie. Le voyage vers le Canada était assez rapide, tout s’est bien déroulé. L’entraînement en altitude est toujours un peu différent, la fatigue est plus difficile à gérer, les entraînements aussi. Il y a encore un peu de temps, deux semaines, pour être dans la meilleure forme possible pour les Championnats du monde. »
« Tout s’est passé comme on le voulait »
Le coureur de chez Red Bull-Bora hansgrohe est ensuite revenu sur l’importance de l’aspect physique et notamment sur son poids. On l’avait vu particulièrement amaigri lors du Tour de France :
« Je n’ai pas pris beaucoup de poids. Je pense que c’est clair qu’il faut avoir un peu plus d’explosivité pour les courses qui arrivent. Donc, on a recherché ça. On a travaillé à nouveau sur le sprint avec des entraînements un peu différents qu’avant le Tour de France. On a gardé la forme que j’avais et on a remis quelques nouveaux accents. Tout s’est passé comme on le voulait. »
Les Championnats du monde se feront d’ailleurs sans Tadej Pogacar qui a violemment chuté lors de la Vuelta. De quoi réfléchir à une nouvelle approche tactique :
« C’est clair que ça change beaucoup les choses. On doit essayer de saisir l’occasion. Quand Tadej est là, tout le monde veut rouler défensif ou juste essayer de le suivre, mais ce n’est pas facile. Il faut maintenant venir avec des nouvelles tactiques. Vu son absence, on va normalement devoir prendre le contrôle de la course mais on a encore deux semaines pour parler de tout ça. Notre sélectionneur Serge Pauwels a dit que ça changeait la tactique de notre équipe belge mais pour moi, ce n’est pas toujours bien de dire ces choses-là », conclut Remco.













