Alors que le milieu argentin Leandro Paredes avait initialement écopé d’un carton jaune pour une faute sur Breel Embolo, l’arbitre de la rencontre, alerté par le VAR, a totalement renversé son jugement. Estimant qu’Embolo avait grossièrement simulé le contact, l’officiel a annulé la sanction argentine pour infliger un second avertissement au Suisse, synonyme de carton rouge. Un coup de théâtre qui a provoqué la fureur immédiate du sélectionneur Murat Yakin et de son staff, contraints de disputer la fin du match en infériorité numérique avant de s’incliner avec les honneurs.
Au lendemain de cette élimination cruelle, la presse helvétique n’a pas manqué de pointer du doigt la responsabilité de l’attaquant. Pour le quotidien Le Temps, ce fait de jeu est le point de bascule de la rencontre : « La Nati perdait Breel Embolo, expulsé pour un second carton jaune contestable sur la forme mais justifié et pour le moins évitable sur le fond. Le match, et le destin de la Nati, a basculé sur ce fait de jeu qui entrera dans sa légende. »
Même constat pour La Tribune de Genève, qui évoque un « plongeon théâtral » ayant scellé le sort des Helvètes, tout en émettant quelques réserves sur les choix tactiques de Murat Yakin qui auraient pu être plus tranchants pour forcer le verrou de l’Albiceleste.
Malgré le traumatisme de ce scénario, qui rappelle cruellement l’élimination subie face au même adversaire au Mondial 2014, l’heure est aussi à la célébration d’un parcours historique. La RTS préfère retenir le cap franchi par cette génération : « Les regrets de Kansas City seront sans doute encore plus grands que ceux de São Paulo. Comme en 8es de finale du Mondial il y a 12 ans, la Suisse a cédé devant l’Argentine après avoir livré un formidable combat. Le bilan n’en reste pas moins positif pour cette équipe de Suisse qui a atteint l’objectif qu’elle s’était fixé : réaliser la meilleure Coupe du monde de son histoire. »
Comme le résume si bien Le Matin, si la tristesse prédomine aujourd’hui, « la fierté ressortira certainement dans quelques jours ».













