Dans un entretien accordé au média suisse Bluewin, Gianni Infantino a validé cette piste, initialement soumise par la fédération sud-américaine (CONMEBOL) : « C’est assurément une question qui sera examinée et débattue au sein des comités compétents après cette Coupe du monde. Lorsque l’on en organise une, il est important de la concevoir pour le monde entier, et pas seulement pour l’Europe et l’Amérique du Sud. Chaque nation devrait pouvoir rêver d’y participer. »
L’expérience menée au cours de ce Mondial nord-américain, qui a permis à des nations comme Curaçao ou le Cap-Vert de goûter aux joies de la phase finale, conforte la FIFA dans sa politique d’ouverture globale. Pour Gianni Infantino, l’argument de la baisse de niveau souvent avancé par les détracteurs ne tient pas face à la réalité du terrain : « On constate que le niveau des équipes est extrêmement élevé et ne cesse de progresser partout dans le monde. Si on n’offre pas aux petits pays la possibilité de participer à la Coupe du monde, ils n’auront plus la motivation de continuer à s’améliorer. »
Sur le plan purement logistique et sportif, cette formule à 64 équipes présenterait un avantage majeur : clore définitivement le débat sur les repêchages. En 2026, la phase de poules à 48 a obligé l’organisation à repêcher les meilleurs troisièmes pour bâtir le tableau des seizièmes de finale, un système jugé complexe et peu équitable. Une formule à 64 équipes se composerait simplement de 16 groupes de 4 équipes, où les deux premiers se qualifieraient directement pour les seizièmes de finale. Le grand défi de ce projet résidera toutefois dans la gestion du calendrier, puisqu’une telle compétition rallongerait encore la durée d’un tournoi.













