« Le scandale du siècle », la presse norvégienne enrage contre Clément Turpin après son élimination face à l’Angleterre

« Le scandale du siècle », la presse norvégienne enrage contre Clément Turpin après son élimination face à l’Angleterre - Samuel Guadi

L’aventure historique de la Norvège sur le sol américain s’est arrêtée brutalement en quarts de finale face aux Three Lions (2-1). Mais au-delà de la fierté d’un parcours exceptionnel, les Scandinaves sont furieux contre l’arbitrage du Français Clément Turpin.

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AFP

Sur l’égalisation de Jude Bellingham (1-1) au Hard Rock Stadium, les Norvégiens ont immédiatement contesté l’action. Ils affirment que le dégagement du gardien Orjan Nyland a vu sa trajectoire déviée en plein vol par un câble de la caméra mobile suspendue au-dessus de la pelouse, le ballon retombant alors directement dans les pieds du milieu anglais Elliot Anderson.

Si la FIFA a rapidement botté en touche en affirmant ne disposer d’« aucune preuve », les images amateurs circulant sur les réseaux sociaux ont mis le feu aux poudres. Sur le plateau de la chaîne VGTV, l’ancien international Kjetil Rekdal a laissé éclater son incompréhension : « C’est complètement dingue qu’une chose pareille puisse arriver. Les arbitres n’ont pas pu le remarquer. Sinon, il aurait fallu que les Norvégiens envahissent le terrain pour qu’ils s’en aperçoivent. »

Un sentiment de vol qualifié partagé par Kristoffer Lokberg, consultant pour la radio NRK, qui n’hésite pas à parler d’un tournant historique : « Si le ballon a touché le câble, c’est un scandale. Le match aurait dû se terminer par un entre-deux. Si cette décision s’avère décisive, elle restera comme l’un des plus grands scandales de l’histoire de la Coupe du monde. »

L’huile a de nouveau été jetée sur le feu à la 55e minute lorsque Torbjorn Heggem a pensé inscrire le but du 2-1 sur un corner. C’était sans compter sur l’intervention du VAR, qui a annulé la réalisation pour une faute préalable d’Erling Haaland sur Elliot Anderson. Une décision jugée d’une sévérité extrême par le cyborg de Manchester City après la rencontre : « Si c’est un coup franc, alors je dois quasiment en obtenir un à chaque duel, à chaque match, parce que je suis constamment bousculé, mis en difficulté. Je trouve ça trop facile. »

Pour le manager Lars Tjaernas, le constat est sans appel : « Quelle farce le VAR est pour le football ». La Norvège quitte le Mondial avec la terrible sensation d’avoir été privée d’un exploit majuscule par le corps arbitral.