Un « coup d’Etat » : une sélection au bord de l’implosion avant son dernier match de poules au Mondial

Un « coup d’Etat » : une sélection au bord de l’implosion avant son dernier match de poules au Mondial - Samuel Guadi

Au bord de l’élimination après un début de tournoi raté, la Celeste traverse une crise interne majeure. Plusieurs cadres de l’équipe ont frontalement recadré le sélectionneur argentin, dénonçant ses méthodes d’entraînement jugées épuisantes.

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AFP

Dos au mur après deux partages décevants face à l’Arabie saoudite et au Cap-Vert, l’Uruguay joue sa survie au Mondial contre l’Espagne, le tout dans une ambiance délétère. Selon le média El Espectador Deportes, une réunion de crise de près de 50 minutes a éclaté entre les cadres du vestiaire et Marcelo Bielsa. Les joueurs reprochent ouvertement à leur coach ses exigences physiques disproportionnées à l’entraînement, qu’ils estiment responsables de l’accumulation de fatigue et des blessures constatées avant les matchs.

Cette fronde a profondément agacé « El Loco ». Fidèle à sa réputation d’intransigeance, le technicien argentin refuse de modifier ses méthodes de travail ou d’ajuster son schéma tactique pour affronter la Roja. La rupture semble totale entre le coach et son groupe. D’après la presse uruguayenne, Marcelo Bielsa interprète cette démarche des joueurs comme une tentative de « coup d’État » à son encontre.

Le sélectionneur est convaincu que cette mutinerie est une réponse politique de son vestiaire pour lui faire payer ses choix forts, notamment l’éviction de deux figures historiques de la Celeste pour ce Mondial : l’attaquant Luis Suárez et le milieu de terrain Nahitan Nández.