« Le football n’était pas la priorité » : Thomas Meunier revient sur le Mondial 2026 et l’affaire Balogun

« Le football n’était pas la priorité » : Thomas Meunier revient sur le Mondial 2026 et l’affaire Balogun - Guillaume Jans

Dans un entretien accordé à The Athletic, Thomas Meunier est revenu sur l’affaire Balogun, l’attaquant des États-Unis qui avait pu disputer le huitième de finale face à la Belgique malgré une exclusion au match précédent.

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BELGA

Thomas Meunier s’est entretenu dans une interview avec The Athletic dans laquelle il est revenu sur le rôle joué par la FIFA lors de la Coupe du monde. L’affaire qui a évidemment marqué les esprits était celle de Balogun, l’attaquant des États-Unis qui a écopé d’une carte rouge lors du seizième de finale face à la Bosnie et qui a pu, grâce à un coup de fil de Donald Trump au président de la FIFA, voir sa suspension levée pour le huitième de finale face à la Belgique.

Meunier est revenu sur ce moment lunaire en y faisant un constat simple :

« Cette affaire était le reflet de la Coupe du monde, dirigée par le capitalisme, le divertissement et l’argent. Cette Coupe du monde représentait le côté sombre du football traditionnel. »

Selon HLN, le joueur qui évolue désormais à Sunderland a ensuite évoqué les liens trop étroits qu’il y a entre le sport et la politique :

« Ces deux-là ne devraient en aucun cas être partenaires, mais le problème, c’est que le football reflète ce que les gens pensent. On peut l’entendre dans les tribunes : le racisme et toutes sortes d’autres choses. Est-il donc vraiment possible de séparer le football de la politique ? », s’interroge-t-il avant de poursuivre : « C’est un peu comme un gouvernement. Tant que les responsables politiques prennent les meilleures décisions pour la population, il n’y a aucun problème. Mais si la politique, je ne vais pas dire qu’elle est « corrompue », mais si elle va à l’encontre du sport, alors cela devient dangereux. »

Cependant, pour le Diable Rouge de 34 ans, tout n’était pas à jeter lors de ce Mondial 2026. Notamment son organisation :

« Le point positif, c’est que nous avons vu que les États-Unis sont un pays de sport. Ils disposent des infrastructures nécessaires pour organiser une Coupe du monde chaque année. Mais il faut que cela reste du football, et rien de plus. Le problème, c’est que lors de la Coupe du monde 2026, le football n’était pas la priorité. »