La finale du Mondial 2030 n’a toujours pas été attribuée, mais la bataille pour l’accueillir fait déjà rage entre les trois pays coorganisateurs, le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, avait pourtant affirmé que la province de Benslimane, près de Casablanca, aurait « l’honneur » d’accueillir la finale dans le futur Grand Stade Hassan II. Une déclaration faite lors d’un meeting politique, alors que des élections législatives sont prévues au Maroc le 23 septembre.
Une sortie qui n’a visiblement pas été du goût d’Aziz Akhannouch. Le Premier ministre marocain a appelé Lekjaa à ne pas présenter cette organisation comme acquise avant d’en avoir discuté avec les autres pays hôtes : « Ne proposez pas d’accueillir la grande finale au Maroc alors que nous n’avons pas encore discuté de la question avec nos alliés, l’Espagne et le Portugal. Il faut faire preuve de respect, mes frères. Cessez d’utiliser des promesses électorales pour nous prendre de court. Ce sont des questions extrêmement importantes. Décider du lieu où se déroulera la finale est un enjeu majeur. »
L’Espagne revendique également la finale
De l’autre côté, l’Espagne ne compte évidemment pas rester spectatrice. Le président de la Fédération espagnole, Rafael Louzan, estime lui aussi que son pays possède tous les arguments pour accueillir le match le plus important du tournoi.
« Même si aucune décision n’a encore été prise par la FIFA, je pense que l’Espagne est le lieu tout désigné, car il ne peut pas en être autrement. Comme vous le savez, nous sommes actuellement champions du monde », a déclaré Louzan à la radio Cadena SER.
Le dirigeant espagnol a également mis en avant l’expérience de son pays dans l’organisation des grands événements : « Je pense que les capacités d’organisation de l’Espagne pour les grands événements ne font aucun doute. C’est pourquoi la réalité veut que la grande finale ne puisse et ne doive se tenir nulle part ailleurs qu’en Espagne. »
La FIFA doit encore trancher
Malgré les déclarations très affirmées des deux camps, rien n’est encore décidé officiellement. La FIFA a rappelé qu’aucune décision n’avait été prise et que le choix serait effectué « en temps voulu ». L’instance avait déjà démenti les informations selon lesquelles Gianni Infantino aurait promis la finale au Maroc.
Le Maroc dispose toutefois d’un argument spectaculaire avec le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane. L’enceinte, située à environ 60 kilomètres de Casablanca, doit pouvoir accueillir 115 000 spectateurs, ce qui en ferait le plus grand stade de football du monde. Mais les travaux étaient encore loin d’être terminés en mai 2026, avec une livraison espérée pour la fin de l’année 2027.













