Interrogé sur les nouvelles directives arbitrales de la Coupe du monde 2026, Jürgen Klopp n’a pas mâché ses mots concernant l’instauration systématique de pauses fraîcheur à chaque mi-temps. Pour lui, la santé des joueurs n’est qu’un habile prétexte pour dissimuler des coupures publicitaires imposées par la FIFA : « Le football est pris en otage par des dirigeants installés dans des bureaux climatisés. Quand j’ai vu les joueurs rester plantés là pendant une pause canicule alors que les temps morts télévisés dictaient le rythme du match, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander : à qui la Coupe du monde sert-elle vraiment ? Aux supporters ? Aux joueurs ? Ou aux annonceurs ? »
Pour l’ex-entraîneur des Reds, ces hachures à répétition dénaturent profondément l’essence même du ballon rond. Il craint que le jeu ne devienne secondaire face aux intérêts financiers des diffuseurs et des sponsors : « Un match de Coupe du monde devrait couler comme une rivière. Au lieu de cela, nous construisons des barrages en plein milieu pour que les publicités puissent passer. C’est dangereux pour l’esprit du jeu. Le football était autrefois l’événement principal, mais il risque désormais de devenir la musique de fond d’un spectacle publicitaire. »
Quelques jours plus tôt, Klopp s’était déjà montré particulièrement critique de la Coupe du monde après avoir vivement critiqué la piètre qualité du match d’ouverture qui opposait le Mexique à l’Afrique du Sud.













