Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a de nouveau jeté un pavé dans la mare en conditionnant la participation de la Team Melli au traitement réservé à sa délégation sur le sol américain. Un contentieux alimenté par le refus du Canada d’accorder un visa à Taj lui-même, invoquant ses liens passés avec les Gardiens de la révolution : « Si nos attentes sont satisfaites, nous participerons sans aucun doute. Mais personne n’a le droit d’insulter notre pays ou les piliers de notre système. »
Cette posture est fermement soutenue par le gouvernement iranien, qui exige que la politique reste aux portes des stades, surtout après l’escalade militaire ayant frappé la région en février dernier. Pour dénouer l’impasse, un sommet de la dernière chance est prévu entre Mehdi Taj et Gianni Infantino. L’Iran réclame des assurances formelles sur la sécurité de ses joueurs et la fluidité des procédures administratives en Arizona et en Californie : « Le ministère iranien des Affaires étrangères a rappelé que les pays hôtes avaient l’obligation de laisser de côté les considérations politiques. La question est devenue sensible depuis les frappes menées fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. »
Sur le plan sportif, cette incertitude pèse lourdement sur la préparation des hommes d’Amir Ghalenoei. Entre matches amicaux annulés et climat de tension, la sélection doit s’exiler en Turquie pour un stage de deux semaines avant un envol hypothétique vers les États-Unis début juin.
Si aucun accord n’est trouvé, le match d’ouverture du groupe face à la Nouvelle-Zélande, prévu le 15 juin à Los Angeles, pourrait tout simplement de ne pas avoir lieu. Un gros problème qui toucherait également les Diables Rouges, présent dans le groupe.













