Gianni Infantino, le président de la FIFA, a répété à plusieurs reprises que la «Team Melli» disputerait bien ses trois premiers matchs du tournoi comme prévu sur le territoire des États-Unis, dont celui du 21 juin contre la Belgique. «Si Gianni l’a dit, alors je suis OK», a déclaré par la suite Donald Trump à des journalistes.
Le Congrès de la FIFA a toutefois illustré les potentielles difficultés logistiques d’une présence de l’Iran en Amérique du Nord. La délégation iranienne avait en effet annulé sa présence à Vancouver en invoquant un comportement insultant de la police de l’immigration à son arrivée à l’aéroport de Toronto. Le Canada a classé les Gardiens de la révolution iranienne, armée idéologique de la République islamique, comme groupe terroriste. Or le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, est un ancien membre de ce puissant corps.
Au retour de la délégation en Iran, ce dernier a déclaré aux médias locaux qu’il souhaitait «une réunion avec la FIFA» avec laquelle, ajoutait-il, «nous avons de nombreux sujets à aborder».
La fédération internationale demeure dans l’attente d’une réponse de la fédération iranienne qu’elle souhaite accueillir le 20 mai au plus tard, soit trois semaines avant le début du Mondial. Le premier match de l’Iran est programmé le 16 juin à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande. Suivront la Belgique le 21, toujours à Los Angeles, et l’Égypte le 27 à Seattle.













