La FIFA continue de créer la polémique. En effet, son président, Gianni Infantino, a présenté ce mardi son projet de vendre la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Il n’a pas fallu longtemps pour que le monde entier réagisse à cette folle décision. Selon la DH, le patron de la Liga Javier Tebas a directement pointé le président de la FIFA en rappelant les derniers faits du Mondial :
« En l’espace d’un mois, Infantino retire un carton rouge (de Balogun), est « soupçonné d’ingérence politique, est convoqué par le Congrès américain pour s’expliquer sur une affaire de corruption abandonnée par la FIFA concernant d’anciens membres de l’organisation. Et maintenant, il promet des millions à chaque fédération tout en voulant faire entrer des investisseurs privés dans sa compétition ! Ce n’est pas une réforme, c’est une campagne électorale où l’avenir du football est en jeu. Les compétitions et les droits commerciaux de la FIFA ne sont pas la propriété d’Infantino. Celui qui mélange politique, discipline, argent et pouvoir sans transparence n’est pas un leader. Infantino n’est pas la solution. Il est le problème. »
L’UEFA et la CONCACAF réagissent
L’UEFA est également monté directement au créneau suite à cette décision.
« Cela franchit une ligne que les institutions responsables du football ne devraient jamais dépasser », a-t-elle réagi. Elle poursuit : « L’âme et la direction du football ne sont pas des marchandises, encore moins avec un tel manque de transparence concernant les bénéficiaires financiers. Le football n’appartient à personne. Il n’est pas à vendre. »
La CONCACAF s’est également exprimée. Elle a surtout pointé du doigt, le manque de communication des parties concernées avant la présentation du projet.
« Nous avons pris connaissance de cette affaire par les médias, puis via un communiqué de presse. Nous sommes préoccupés par l’absence du processus habituel. Nous partageons la déception de voir autant de détails rendus publics avant même que des discussions aient eu lieu avec les fédérations et les parties concernées. »
Sepp Blatter alarmiste
L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter a lui aussi exprimé son inquiétude sur X :
« La relation étroite entre le président de la FIFA et le président américain a atteint une dimension financière qui porte gravement atteinte au football. Personne n’a le droit de vendre notre sport. »
De son côté, l’Union belge s’est montrée plus neutre et prône la concertation :
« Nous avons désormais reçu la proposition de la FIFA », indique la Fédération belge de football à notre rédaction. Celle-ci va être étudiée attentivement en interne. La RBFA va également se concerter avec d’autres fédérations et communiquera ultérieurement si cela s’avère nécessaire. »













