Pour ce faire, une société serait créée pour acquérir les droits commerciaux des principales compétitions de la fédération internationale de football : les Coupes du monde masculine et féminine et la Coupe du monde des Clubs, selon le média anglais The Times.
Un tel accord pourrait accentuer la pression en faveur d’une augmentation du nombre d’équipes participant à une Coupe du monde (portée déjà cet été à 48 pays et envisagée à 64) ou de l’organisation du tournoi plus fréquemment.
Les investisseurs privés pourraient initialement acquérir entre 20 et 30 % des parts pour plusieurs milliards de dollars américains. La FIFA resterait l’actionnaire majoritaire. Les 211 associations membres de l’instance mondiale recevraient également des participations minoritaires, qu’elles pourraient conserver ou revendre.
L’UEFA a vivement critiqué ces informations dans un communiqué. « Cela franchit une limite que les institutions responsables du football ne devraient jamais franchir. L’âme et la direction du football ne sont pas des marchandises – surtout pas sans une telle opacité quant aux bénéficiaires financiers. Le football n’appartient à personne. Il n’est pas à vendre à la FIFA ».
Selon l’article du Times, citant plusieurs sources proches du dossier, des personnes de l’administration Trump seraient également impliquées. Le Financial Times rapporte que l’investisseur technologique Joshua Kushner, dont le frère Jared est marié à Ivanka Trump, la fille de Donald Trump, serait en pourparlers pour piloter l’investissement via son fonds, Thrive Eternal. La FIFA collaborerait avec la banque d’investissement JP Morgan.
Un tel accord aurait également des répercussions sur le rôle d’Infantino à la FIFA : si le modèle est mis en œuvre, l’homme d’affaires suisse de 56 ans pourrait diriger la nouvelle entité en tant que commissaire ou PDG après la fin de son dernier mandat de président de la FIFA, qui devrait s’achever en 2031.
Infantino avait déjà tenté une approche similaire en 2018, cherchant à conclure un accord de plusieurs milliards de dollars avec des investisseurs saoudiens pour la Coupe du monde des Clubs et une Ligue des Nations. Cet accord n’avait pas reçu un soutien suffisant au sein de la FIFA.













