La Coupe du monde 2030, organisée conjointement par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, est déjà au centre d’un bras de fer entre deux de ses pays hôtes. Alors que le lieu de la finale n’a toujours pas été officiellement déterminé par la FIFA, les déclarations d’Alberto Núñez Feijóo viennent raviver les tensions.
Le candidat de la droite espagnole au poste de Premier ministre et favori des sondages avant les élections du 29 novembre, a clairement affiché ses ambitions lors de son passage dans l’émission télévisée El Chiringuito, jeudi soir. « La finale du Mondial doit être disputée là où c’est juste, là où c’est opportun, là où c’est indiscutable : en Espagne », a-t-il affirmé. Interrogé sur la possibilité de retirer son pays de l’organisation si le Maroc obtenait finalement la finale, sa réponse a été sans équivoque : « Oui. La réponse est oui. »
Le responsable politique a également poursuivi son offensive sur les réseaux sociaux ce vendredi. « Retrouver la fierté de notre pays passe aussi par le fait de ne se laisser piétiner par personne… On n’humilie pas la première puissance internationale du football », a-t-il écrit sur X, en faisant référence au statut de championne du monde 2026 de la sélection espagnole.
Les deux pays ont déjà leurs projets pour accueillir le rendez-vous le plus attendu de la compétition. Du côté espagnol, le stade Santiago-Bernabéu du Real Madrid est présenté comme le candidat naturel. Le Maroc mise, lui, sur la construction d’une enceinte d’environ 115.000 places à Benslimane, dans la région de Casablanca.
En septembre, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, avait même assuré que la finale se déroulerait dans son pays, « que cela plaise à certains ou non ». La FIFA avait toutefois rapidement tempéré ces déclarations, rappelant qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise.













