Gianni Infantino se retrouve une nouvelle fois sous le feu des critiques. D’après une enquête publiée par The Times, le président de la FIFA aurait bénéficié d’une seconde rémunération entre 2024 et 2026, en plus de son salaire officiel.
Selon le média britannique, Infantino aurait perçu deux paiements distincts durant cette période. Le premier, versé directement par la FIFA, figure dans les rapports annuels de l’organisation. Le second aurait été payé par la société chargée de l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sans être déclaré dans les mêmes conditions.
Cette rémunération supplémentaire aurait atteint environ 1,89 million d’euros. Si les faits rapportés étaient confirmés, cette situation pourrait constituer une violation des statuts de la FIFA en matière de rémunération et de transparence.
Des sources citées par The Times soupçonnent également que cet argent aurait notamment servi à financer une luxueuse villa à Miami, dans laquelle Gianni Infantino aurait vécu avec sa famille après la Coupe du monde 2022 au Qatar. Ces éléments restent toutefois des allégations rapportées par le quotidien britannique.
La FIFA dément fermement les accusations
Face à ces révélations, la FIFA a rapidement réagi. Ce mardi, l’instance dirigeante du football mondial a rejeté les accusations : « La FIFA ne verse pas de second salaire à son président et respecte toutes les obligations de déclaration relatives à la rémunération », a déclaré un porte-parole de l’organisation.
Il a également précisé que la rémunération annuelle de Gianni Infantino ainsi que ses autres avantages contractuels étaient déterminés par un organe indépendant : « La rémunération annuelle du président de la FIFA, ainsi que ses autres avantages contractuels, sont fixés par la sous-commission des rémunérations, qui est indépendante ».
L’instance a ensuite réaffirmé sa position concernant les obligations de transparence financière : « La FIFA rejette fermement toute allégation selon laquelle elle aurait omis de divulguer des informations financières et violé les statuts de la FIFA. Les comptes de la FIFA sont audités de manière indépendante, et toutes les déclarations sont conformes à la réglementation fiscale en Suisse, aux États-Unis et ailleurs. »
À la tête de la FIFA depuis le départ de Sepp Blatter en février 2016, le dirigeant de 56 ans entend briguer un quatrième mandat consécutif lors de l’élection prévue le 18 mars 2027.













