Une défaite d’autant plus cruelle que ce n’est pas la première finale perdue par Kylian Sardella. « C’est difficile, sachant que pour moi c’est ma troisième », avoue le latéral des Mauves. « Je n’ai pas vraiment les mots. J’ai l’impression qu’on a tout donné, on est revenu à 1-1 à partir en prolongation. Ils sont là, ça joue sur des détails. Ils ont su concrétiser des actions en 5 minutes, je pense. Ce qui nous a, on va dire, tués. Une fois que tu prends 3-1 en prolongation, c’est très difficile de revenir ».
Solide défensivement pendant 90 minutes, Anderlecht aura amené peu de danger devant le but. « ça manquait parfois un peu d’audace, de créativité », reconnaît Sardella. « Dans ce genre de match, je pense qu’il y a beaucoup de pression, un peu de stress. On veut essayer de ne pas faire trop d’erreurs. Je pense qu’on a tenu tête. On l’avait dit, il y avait un moment où on était vraiment bien dans le match. Je pense que ce sont les petits détails qui ont fait la différence ».
En prolongations, tout s’est d’ailleurs écroulé rapidement, avec deux buts tombés en cinq minutes lors de la première période : « Une fois que tu prends 3-1 en prolongation, c’est très, très difficile de revenir. En plus, tu as les jambes lourdes, etc. Le coach a fait le double changement directement. Je pense qu’on a essayé d’apporter quelque chose. Kanaté, pareil, je pense qu’il a amené quelques dangers. Je pense qu’on s’est encore créé peut-être une ou deux occasions. Mais ce genre de match, il faut marquer ces une ou deux occasions. Et si tu arrives à en mettre trois ou deux, peut-être. Mais après, avec le temps qui avance, ça devient difficile ».
Cette troisième finale perdue est peut-être celle qui fait le plus mal à Kylian Sardella, qui pensait vraiment qu’une victoire mauve était possible : « On a un petit côté encore un peu plus amer, vu que c’était le derby Bruxellois. Mais aussi, surtout parce que c’est la troisième d’affilée. On se dit, deux défaites, la troisième, on va le faire. Et sachant que, sans mentir, nous, on est venus ici, on était quand même assez confiants. Dans le sens où, je pense que, quand on a fait le match chez nous, en play-off, la première mi-temps, avant que je sois expulsé, je pense qu’on était aussi très, très bien dans le match. Donc, ça nous a donné une grosse confiance, en venant ici, en se disant que c’était possible. Mais les circonstances du match, on fait que. Et aussi, ils ont bien joué. Donc, bravo à eux ».
Mais pas le temps de pleurer cette défaite, il faut directement se tourner vers le championnat : « Il nous reste trois matchs. Donc, maintenant, il faut tourner le bouton très vite et tout donner pour les trois derniers matchs pour garder cette quatrième place ».













