« J’arrive dans de meilleures dispositions », a-t-il confié samedi à Belga depuis le All England Club. « Je n’ai malheureusement pas pu surfer sur la vague à Eastbourne, mais j’ai tout de même pu jouer six matches sur gazon avant Wimbledon, ce qui n’avait pas été le cas l’année dernière. J’ai déjà pu fouler deux fois les terrains de match. Et d’ici mardi, je vais encore tâcher de prendre le plus de repères possible. Wimbledon, c’est un tournoi magnifique. C’est plus que du tennis. On sent qu’il y a toute une histoire derrière. C’est hyper agréable de pouvoir y participer. »
L’an dernier, Raphaël Collignon s’était incliné d’entrée de jeu contre le Croate Marin Cilic, finaliste de l’édition 2017 et vainqueur de l’US Open en 2014. Le protégé de Steve Darcis espère que l’issue lui sera plus favorable cette fois-ci, même s’il s’attend à un match très difficile.
« L’année dernière, je n’étais tout simplement pas prêt. Je n’avais quasiment pas pu m’entraîner avant. Bref, ce n’était que du bonus de pouvoir jouer », a-t-il poursuivi. « On dira que cela m’a servi d’acclimatation. Je suis là désormais avec moins d’étoiles dans les yeux, ce qui me permet d’être plus concentré sur le projet. Fils est l’un des meilleurs joueurs du monde. Il l’a encore prouvé cette année. Son problème, c’est qu’il se blesse tout de même assez souvent. Il n’aura pas joué de match sur gazon. Je vais essayer d’en tirer profit, mais s’il est à 100 %, je ne serai pas favori. Si je gagne, ce sera un exploit. Sur gazon, le but, c’est d’être agressif. Je vais essayer de dicter le jeu en m’appuyant sur mon service, et en me battant sur les jeux de retour. »













