Alors qu’il affichait une régularité presque irréelle sur dur, atteignant les quarts de finale dans 19 de ses 20 derniers tournois sur cette surface, Jannik Sinner est en délicatesse ces derniers temps. Depuis janvier 2024, le bilan de l’Italien contre les joueurs hors du Top 10 sur dur était quasiment immaculé (une seule défaite par abandon face à Griekspoor). Pourtant, après son revers en cinq sets contre Novak Djokovic à Melbourne, ce nouvel accroc interpelle les observateurs. C’est la rançon de l’ultra-domination : dans le monde de Sinner, une défaite en quart de finale ressemble déjà à un événement national.
Face à la presse, le champion italien a tenu à dédramatiser la situation, analysant ce revers avec le recul qui le caractérise : « Chaque joueur traverse des hauts et des bas. J’ai eu deux années incroyables et maintenant j’ai un petit passage à vide, mais ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète. Jakub a très bien joué. Il est normal de traverser des moments difficiles, j’en ai connu d’autres encore plus compliqués par le passé. »
Lucide sur ses lacunes du jour, Sinner a pointé un manque de clarté dans les moments clés du match. Malgré la déception, il se tourne déjà vers la tournée américaine, avec l’intention d’utiliser les deux prochaines semaines pour peaufiner sa condition physique : « Je suis un peu déçu de la manière dont j’ai géré certains moments. J’ai peut-être fait deux ou trois mauvais choix, je n’ai pas été très lucide, mais ça peut arriver. Indian Wells sera le prochain rendez-vous. De manière générale, tout va bien, je ne me pose pas de questions. Tout est OK. »
Si le dur reste son jardin (il détient le record du plus grand nombre de victoires sur la surface depuis 2021), l’Italien a déjà les yeux rivés sur la terre battue parisienne. Marqué par sa finale épique perdue l’an dernier contre Carlos Alcaraz, Sinner a fait de la Porte d’Auteuil sa priorité absolue pour cette saison 2026 : « L’un de mes principaux objectifs pour 2026 est Roland-Garros. »













