Bien que ce ne soit pourtant pas sa surface de prédilection, Alexander Blockx est en train de sortir une saison sur terre battue plus que satisfaisante. Un très bon tournoi de Monte-Carlo où il atteint les huitièmes de finale mais où il sort sur son passage, Denis Shapovalov et Flavio Cobolli (12ème mondial). Il a enchaîné avec le Masters de Madrid où il s’est faufilé jusqu’en demi-finale en sortant Casper Ruud et Felix-Auger Alliassime. À Rome il est sorti au troisième tour mais c’était contre le numéro 3 mondial, Alexander Zverev qui l’avait déjà sorti à Madrid.
Ces résultats lui ont permis de passer numéro 1 mondial au détriment de Zizou Bergs qui continue d’alterner le bon et le moins bon. En réalité cette ascension n’est qu’une longue suite logique. Le Belge s’est surtout fait connaître en remportant l’Open d’Australie Junior en 2023. En décembre 2025, il a aussi atteint la finale des Masters Next Gen. Et aujourd’hui, alors qu’il n’a encore que 21 ans, il remporte ses premiers matchs dans des tournois majeurs : les Masters 1000.
Forcément, son statut a quelque peu changé mais pas dans sa vie, pas tant. Il s’est exprimé au micro de la RTBF : « Je suis un peu plus connu, maintenant. Mais il n’y a rien qui a changé dans ma vie personnelle. Je suis resté le même. Mon classement, c’est juste un numéro dans une liste, cela ne veut pas dire grand-chose. C’est bien pour ma confiance, ça oui, et cela confirme que j’ai fait du bon travail. Mais c’est tout. »
Qui dit bons résultats dit aussi, plus de sollicitations. Mais Blockx ne semble pas plus surpris que ça : « Les interviews, je les accepte, parce que c’est obligatoire. Mais je ne fais pas ça pour mon plaisir, je vais être honnête avec vous. Les demandes sont normales, elles viennent avec les bons résultats. Si je joue mieux, il y a plus d’attention sur moi. Je l’ai accepté. »
Le Belge semble aussi poussé par la motivation d’être une inspiration auprès des prochaines générations : « Si je joue peut-être un peu mieux encore, j’aurai plus de fans dans le monde entier. J’aime bien avoir des fans. Ça veut dire que je suis quand même un bon exemple pour les enfants. Et ça, c’est bien », explique l’Anversois.
Dans quelques jours, on le verra pour la première fois à Roland-Garros. Va-t-il marquer les esprits comme l’avait fait un certain David Goffin au même âge en 2012 ?













